La Ligue arabe a présenté son plan d’action à Béchir juillet 21 2008
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Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a présenté dimanche à Khartoum un plan d’action au président soudanais Omar el-Béchir, menacé d’un mandat d’arrêt de
la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide au Darfour.
“Nous avons eu des discussions très, très sérieuses pendant un peu moins de deux heures”, a indiqué M. Moussa à l’issue de sa rencontre avec M. Béchir.
“Nous avons convenus que j’allais rencontrer le vice-président ainsi que d’autres ministres et conseillers demain (lundi). Au vu de ce dont on aura discuté, nous reviendrons peut-être ensuite vers” M. Béchir, a-t-il ajouté.
Il s’est par ailleurs dit confiant dans le fait que “des progrès” pouvaient être réalisés. La réception du plan, établi lors d’une réunion samedi au Caire par les ministres arabes des Affaires étrangères, a été bonne, a-t-il indiqué, en refusant toutefois d’en divulguer la teneur.
D’après le secrétaire d’Etat soudanais aux Affaires étrangères Al-Sammani Al-Wassila, M. Moussa devait abordé M. Béchir “la possibilité de la tenue d’une conférence internationale regroupant toutes les forces et parties soudanaises et internationales pour résoudre le problème du Darfour (..) et clore ce dossier de manière définitive”.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, avait plus tôt indiqué que Le Caire souhaitait la tenue d’une telle conférence, sans autre précision.
Le procureur de
la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a demandé lundi dernier aux juges de
la Cour d’émettre un mandat d’arrêt contre M. Béchir pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, région de l’ouest du Soudan en guerre civile depuis 2003.
S’il était accordé, ce mandat d’arrêt serait le premier lancé par
la CPI contre un président en exercice.
Convoqués d’urgence pour discuter de la démarche de
la CPI, les ministres arabes ont critiqué dans leur résolution la “position déséquilibrée” de M. Moreno-Ocampo, estimant selon M. Moussa qu’elle ne contenait “rien au sujet des mouvements rebelles (du Darfour) et de ce qu’ils ont fait”.
Dans leur résolution, les ministres ont souligné “le mandat des institutions judiciaires civiles soudanaises pour rendre la justice.”
“Une justice efficace sera rendue (au Soudan) sous le contrôle de
la Ligue arabe et de l’Union africaine”, ont-ils dit.
“L’un des points importants de la décision arabe (…) est l’appel à la justice soudanaise de poursuivre ses efforts pour établir la justice au Soudan sur les évènements au Darfour”, a souligné M. Aboul Gheit.
Les ministres arabes n’ont pas mentionné l’idée, un temps évoquée, de demander au Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution demandant à
la CPI de suspendre ses procédures pendant un an.
Le ministre d’Etat soudanais aux Affaires étrangères, Ali Karti, a indiqué que de nouveaux éléments seraient bientôt connus sur cette question.
Certains des 22 pays membres de
la Ligue arabe ont estimé que la décision de M. Moreno-Ocampo menaçait les perspectives de paix au Darfour.
Khartoum ne reconnaît pas
la CPI et a plusieurs fois affirmé que les éventuels responsables de crimes de guerre au Darfour devaient être déférés devant les tribunaux soudanais.
Le Soudan refuse de livrer deux responsables, dont un ministre, dont l’arrestation est demandée par
la CPI pour crimes présumés au Darfour.
Par ailleurs, le président Béchir a envoyé dimanche un émissaire chez le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pour solliciter son soutien, a rapporté l’agence officielle libyenne Jana. Khartoum espère persuader certains des membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu d’utiliser leur veto pour bloquer une éventuelle inculpation de M. Béchir par
la CPI. La Libye est membre non-permanent de l’ONU pour la période 2008-2009.
Le conflit au Darfour a fait plus de 300.000 morts selon l’ONU et 10.000 selon Khartoum.
AFP/Jeune Afrique
Le président et les génèraux: pour une démilitarisation des institutions juillet 16 2008
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Après moult tractations, des hésitations, des faux pas, des reculades, la mére patrie vient, ouf, de se doter d’un nouveau gouvernement. Le troisieme depuis l’éléction au palais ocre du maraboutique président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. A la question que pensez-vous d’une démocratie qui change trois fois de gouvernement à juste un peu plus d’une année, le marquis de Lafayette disait que dans ce cas “La démocratie vit un énorme probléme”. Les démarches pour mettre sur pieds cette nouvelle équipe à défaut d’etre ponctuer de rafales de Kalachnikov, étaient étroitement soumis à l’approbation de fameux génèraux qui se sont constitués en contre pouvoir comme pour rappeler à la conscience des mauritaniens que notre démocratie est d’abord la leur.
Que disait déja Lafayette? “La démocratie vit un énorme probléme.” Malgré qu’ils aient joués un róle bien que partagé “Salutaire” dans l’actualité, les militaires sont aujourd’hui “l’énorme probleme” de notre démocratie. Leur pouvoir exorbitant qui fait du president une marionnette au musée des guignols de l’infos, déteint dangereusement sur la cohésion de ce pays. Ne sont-ils pas responsables en coulisse de la motion de censure qui a mis en vrac le précédent gouvernement? Les rumeurs le laissent entendre. Dans un pays ou la rumeur et à 99% exacte!
Pour consolider la démocratie dans ce pays il est plus que jamais nécessaire de mettre les militaires et en particulier les deux génèraux de l’armée hors d’état de nuire á la démocratie. Lorsqu’il parvint au pouvoir Abdel Aziz Bouteflika etait quadrillé par les génèraux, dont le terrible Mohamed Lamari. Dés génèraux qui ont acquis leur grade dans le champs de bataille contre l’armée francaise et pas des généraux d’opérette nommés dans les coulisses des palais.
Le contexte dans lequel Boutef est arrivé au pouvoir à quelles exceptions est similaire à celui oú Sidi est parvenu à la magistrature supréme. Une suprématie de l’armée étouffante au conséquences imprevisibles. On se rappelle que les généraux algeriens ont liquidé Mohamed Boudiaf, poussé à la démission Lemine Zeroual et pour maintenir leur préstige instrumentalisé le terrorisme. Contrairement à Sidi tenu en étau par un, deux ou trois généraux, Bouteflika devait lui faire face à une centaine de généraux aguerris par une sanglante guerre de libération, les génèraux Nazar, Déjouai, Benyelles, Benadir, pour ne citer que ces terribles noms qui ont acquis leur galons dans le sang et la sueur. Certes Sidi n’est Boutef qui fut ministre des affaires étrangéres de Boumediene et acteur durant des années de tous les combats politiques du tiers-monde.
Bouteflika politicien hors pair, terrible orateur qui en impose par sa personnalité a réussi à bouter l’armée hors des institutions et la rendre muette comme le veux la tradition. L’armée qui jouissait d’un grand prestige aux yeux des populations dans le cadre de la lutte contre le FIS, s’est vue laminée par la politique de réconciliation initiée par Boutef dans le but de casser ce mythe de l’armée indispensable. La suite on la connait. Aujourd’hui Bouteflika est le seul chef incontesté de l’Algérie. Il a réussi à épuré l’armée et le lui coller son etiquette républicaine. je pense que Sidi Oud Cheikh a vraiment et meme vitalement besoin des conseils de Bouteflika en la matiére pour nous donner l’armée qu’on mérite. Une armée dans les casernes et non dans les institutions politiques.
Sidi Ould Montesquieu
Boidiel est toujours ministre, pas Nebghouha juillet 16 2008
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Hier soir, le premier ministre donnait le signal de fin des consultations, et le début des nominations, en revenant de la présidence et en entamant les convocations, un par un, de ceux qui n’étaient pas encore ministres. Retour sur la couverture d’une folle nuit politique par les principaux sites arabophones de la Mauritanie :
L’une des raisons de la fronde des députés, c’est la nomination d’un certain nombre d’anciens collaborateurs de Ould Taya, considérés, à tord ou à raison, comme des « symboles de la gabegie ».
Si tous ont été limogés, la plupart ont obtenu un lot de consolation : à chacun, Ould Waqhf a donné la possibilité de proposer un nom, qui sera retenu dans la nouvelle équipe, ainsi Camara Bakary Harouna nommé à la santé sur proposition de Sidney Sokhna, ou encore Sidi Ould Tah à l’économie, sur proposition de Bebaha Ould Ahmed Youra … etc.
Tous donc ont perdu leurs poste, sauf un : Boidiel Ould Homeïd, qui demeure ministre secrétaire générale de la présidence … jusqu’à nouvel ordre. D’aucun parlent d’une tentative de réconciliation, amorcée il y’a quelques jours par Boidiel envers le Général Ould Abdelaziz, c’est cette réconciliation qui aurait permis à Boidiel de conserver son poste.
L’autre information de cette nuit, c’est le départ de Nebghouha Mint Haba, alors qu’elle vient de remporter une victoire politique, en réussissant à amener les syndicats du secondaire à renoncer à leur grève et à reprendre le travail, sans qu’elle change sa méthode, c’est à dire en alternant dialogue et fermeté.
Quoi qu’il en soit, au côté de l’UFP et de Tawassoul, écartés sans surprise, ainsi que El Vadhila et l’Alternative, écartés car n’ayant pas (ou plus) de représentation parlementaire, il y a un autre grand absent : le PRDR de Ghrini Ould Mohamed Vall.
Après l’annonce du gouvernement, les députés “frondeurs” ont connu un petit moment de flottement, ensuite Moustapha Ould Abeidarahmane, député du Renouveau Démocratique, à annoncé qu’il « n’était pas satisfait de la manière avec laquelle les négociations ont étaient menée », fin de citation.
Par la suite, les « frondeurs » ont annoncé, par la voix de leurs porte-parole Sidi Mohamed Ould Maham, que « ce gouvernement répond, pour l’essentiel, à leurs attentes, en particulier en ce qui concerne le dosage régional » fin de citation.
C’est sans doute une façon de donner le change à leurs détracteurs, afin d’éviter d’apparaitre comme une bande de gamins qui ne savent pas ce qu’ils veulent, et qui ne cherchent que le désordre.
Mais, en coulisse, un courant prend de l’ampleur, c’est celui qui prône le rapprochement avec l’opposition démocratique de Ahmed Ould Dadah, Saleh Ould Hanena et Sarr Ibrahima.
Si ce scénario se réalise, Ould Dadah se retrouvera à la tête d’une confortable majorité : 39 frondeurs + 17 RFD + 2 Hatem, soit 58 députés, sur les 95 que compte l’assemblée nationale.
Sidi aura alors deux choix : cohabiter ou dissoudre.
La dissolution offrira à coup sûr un bon score à Ould Dadah, car si la majorité est dans une dynamique de reflue, le RFD est indubitablement dans une dynamique de croissance : ils viennent de terminer une campagne d’implantation sur le plan national, et ils ont organisé un congrès sans la moindre fausse note.
Au pire, le RFD améliorera son score, et au mieux il obtient la majorité.
Dans tous les cas l’avenir du président Ould Cheikh Abdallahi est loin d’être radieux, et il le sait très bien, alors la bataille ne fait que commencer.
Al Akhbar, Taqadoumy, Sahama Media, agences arabe, Cridem
Nouveau gouvernement : fin de la crise politique ? juillet 16 2008
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Fin du suspense en Mauritanie ! Deux semaines après la démission du gouvernement, menacé par une motion de censure, le Premier ministre Yahya ould Ahmed el Waghf - qui avait immédiatement été reconduit dans ses fonctions le 3 juillet - a formé mercredi soir sa nouvelle équipe. Il s’agit d’un gouvernement renouvelé pour moitié, avec un certain nombre de personnalités inconnues sur la scène politique mauritanienne.
Il aura fallu attendre le retour du président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, qui assistait à Paris au lancement de l’Union pour la Méditerranée, pour que soit mis fin au suspense et aux rumeurs.
La composition officielle de la nouvelle équipe gouvernementale de Yahya ould Ahmed el Wahf a été dévoilée aux environs de 22 heures, heure locale, après une journée d’un ballet incessant de personnalités ministrables dans les couloirs de la Primature.
Malgré les vives critiques, le chef du gouvernement a choisi de maintenir près de la moitié de ses ministres. Après trois semaines d’une crise institutionnelle inédite - depuis l’élection en mars 2007 du président Abdallahi -, le gouvernement « el Waghf II » apparaît comme celui du compromis.
« On retrouve à la fois des hommes proches du président et des hommes proches des généraux, comme à l’Hydraulique ou à l’Enseignement supérieur », détaillait hier soir un éditorialiste de la place. « C’est le gouvernement du moindre mal ! Il est fade, mais en même temps il n’est pas dans la provocation comme le précédent », résume le rédacteur en chef d’un quotidien local.
Retour sur un fiasco politique
Formé le 11 mai dernier, le premier gouvernement el Waghf aura réussi à attirer contre lui les foudres des députés et des sénateurs de la majorité. « Nous reprochons à cette équipe d’intégrer à la fois des personnalités qui incarnent la gabegie et la mauvaise gestion, mais aussi des membres de partis d’opposition qui n’ont pas soutenu le président Sidi au moment de l’élection », expliquait il y a quelques semaines Mustapha ould Abeiderrahmane, député du Renouveau démocratique, un parti de la majorité. Avec une quarantaine de députés, ce dernier avait participé à la fronde politique contre le gouvernement fin juin, en brandissant la menace d’une motion de censure.
Déposée, elle ne sera jamais votée, la démission « surprise » de l’équipe d’el Waghf clôturant finalement le premier round de la crise. « Placer à des postes clefs comme l’Intérieur, les Affaires étrangères ou encore le Pétrole des poids lourds de l’ancien système de Maaouya Sid’Ahmed Taya, c’était vraiment un très mauvais calcul politique, résume encore un journaliste, en évoquant le précédent gouvernement, les militaires qui ont fait le coup d’Etat de 2005 voulaient justement se débarrasser de ces personnalités et ils n’ont pas supporté que le président fasse appel à eux trois ans plus tard ! »
Interviewé sur les ondes de RFI lundi matin, le président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi avait démenti une quelconque crise de confiance entre lui et les militaires. Malgré cela, pour bon nombre d’observateurs, la tension de ce début d’été illustre bien une lutte d’influence au sommet de l’Etat. « Les généraux sont perçus par les Mauritaniens comme les vrais détenteurs du pouvoir », confie un universitaire.
Epilogue de la crise ou apaisement provisoire ?
En clair, que doit-on retenir de cette nouvelle équipe gouvernementale ? Il faut noter d’abord que tous les ministres désignés ces dernières semaines par l’opinion comme étant des « symboles de la gabegie » ont été remerciés. Ensuite, comme prévu, pas de trace dans cette nouvelle équipe des partis de l’opposition qui avaient fait leur entrée au gouvernement voici seulement deux mois, à savoir l’UFP (Union des forces de progrès) et les islamistes modérés de Tawassoul.
A signaler enfin l’absence du PRDR (Parti républicain pour la démocratie et le renouveau), l’un des partis de la majorité présidentielle, dont le président avait soutenu la motion de censure. « Nous avons toujours été marginalisés depuis l’élection de 2007, résume Sidi Mohamed ould Mohamed Vall, président du PRDR. Pour quelle raison ? Je l’ignore ! Mais en tant que deuxième force politique de la majorité représentée au parlement, il n’est pas normal que nous soyons une fois de plus exclus de ce gouvernement. »
Cette nouvelle équipe, « ni politique, ni technocrate », comme la définit un analyste, peut-elle aider le pays à sortir de la crise institutionnelle dans laquelle il baigne depuis trois semaines ? Les plus optimistes parle d’une « solution du moindre mal » et estiment que cette recherche du consensus devrait permettre d’apaiser les esprits. Mais les plus critiques relèvent déjà l’exclusion d’une partie de la classe politique traditionnelle, ce qui pourrait selon eux alimenter de nouveaux mécontentements. « Cette équipe comprend trop de personnalités inconnues du grand public. On ne sait pas ce qu’elles valent d’un point de vue strictement politique », déplore le rédacteur en chef d’un hebdomadaire mauritanien.
S’ils reconnaissent que certaines de leurs doléances ont été prises en compte, les députés frondeurs à l’initiative de la motion de censure du 30 juin, pourraient ne pas en rester là. Des concertations doivent être menées dès ce mercredi pour permettre à chacun de se positionner.
« C’est vrai que nous avons été entendus sur la question des membres de la précédente équipe que nous souhaitions voir partir, reconnaît encore Mustapha ould Abeiderrahmane. Mais les nouveaux membres du gouvernement ont pour la plupart une expérience et une représentativité politiques limitées. » L’heure est aujourd’hui à l’analyse et à la réflexion. « Mais il n’est pas sûr que la volonté d’apaisement l’emporte sur l’envie d’en découdre », conclut un observateur étranger.
Composition du nouveau gouvernement
- Ministre de la Justice : Ahmedou Tidjane Bal (nouveau)
- Ministre des Affaires étrangères et de la coopération : Dr. Abdellahi Ould Ben Hmeida (nouveau)
- Ministre de la Défense nationale : Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine
- Ministre de l’Intérieur : Mohamed Ould R’Zeizim
- Ministre de l’Economie et des Finances : Sidi Ould Tah (nouveau)
- Ministre de l’Education nationale : Mohamed Ould Amar
- Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Hemida Ould Ahmed Taleb (nouveau)
- Ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement original : Yahya Ould Sid’El Moustaph
- Ministre de l’Emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle : Mohamed Lemine Ould Nati
- Ministre de la Santé : Camara Bakary Harouna (nouveau)
- Ministre du Pétrole et des mines : Baba Ahmed Ould Sidi Mohamed (nouveau)
- Ministre des Pêches : Sy Adama (nouveau)
- Ministre du Commerce et de l’industrie : Selma Mint Teguedi
- Ministre de l’Artisanat et du tourisme : Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil
- Ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire : Yahya Ould Kebd
- Ministre de l’Agriculture et de l’élevage : Coréra Ishagha
- Ministre de l’Equipement, de l’urbanisme et de l’habitat : Mohamed Ould Bilal
- Ministre des Transports : Ely Ould Mohamed Lemine Ould Haimoud
- Ministre de l’Hydraulique et de l’énergie : Mohamed Ould Bahiya (nouveau)
- Ministre de la Culture et de la communication : Abdellahi Salem Ould El Moualla (nouveau)
- Ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration : Moustapha Ould Hamoud
- Ministre de la Promotion féminine, de l’enfance et de la famille : Fatimettou Mint Khatri
- Ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile : Lemrabott Ould Bennahi (nouveau)
- Ministre chargé de la Jeunesse et des sports: Mohamed Ould Borboss
- Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Environnement : Abdellahi Ould Dahi
- Ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, chargée du Maghreb Arabe : Mekfoula Mint Agatt (nouveau)
- Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, chargé du Budget : Sid’Ahmed Ould Raiss
- Secrétaire d’Etat chargé des Mauritaniens à l’étranger : Mohamed Ould Mohamedou
- Secrétaire d’Etat chargée des Technologies de l’information et de la communication : Aicha Vall Mint Michel Verges (nouveau)
- Secrétaire général du gouvernement : Bâ Abdoulaye Mamadou.
par Manon Rivière
Avec AFP/Cridem
Béchir répond en dansant aux accusations de génocide juillet 15 2008
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Le président soudanais Omar el-Béchir a dansé, levé sa canne vers le ciel en signe de joie et lancé des “Allah est grand” au cours de sa première apparition publique depuis la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de le poursuivre pour génocide au Darfour.
Quelques heures après avoir été désigné par le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, comme suspect de génocide au Darfour, M. Béchir, qui participait à une cérémonie de ratification d’une nouvelle loi électorale, a voulu faire passer un message clair à la communauté internationale: au Soudan les affaires continuent.
Assis sur une haute estrade dans l’immense Hall de l’Amitié construit par les Chinois à Khartoum, le président soudanais a été reçu par les vivats de 500 fidèles et des hauts représentants de l’Etat.
Accompagné par le vice-président Ali Osman Taha et le premier vice-président Salva Kiir, dirigeant de la région semi-autonome du Sud, il a écouté des discours sur l’unité nationale devant un parterre de représentants du Nord, d’anciens rebelles du Sud et des anciens combattants de l’Est.
De nombreuses personnes dans l’assistance qui comptait des hauts gradés de l’armée, des dirigeants musulmans et chrétiens ainsi que plusieurs diplomates étrangers ont dansé pendant un bref intermède musical.
“Ma foi est dans ma patrie, c’est ce qui me rend fier de dire “Je suis un Soudanais, je suis un Africain”, a interprété le chanteur de pop Jamal Mustafa.
“C’est une terre où les gens sont bons, une terre pleine de ressources cachées”.
Des dizaines de personnes se sont ensuite précipitées vers le chef de l’Etat pour tenter de lui serrer la main alors que celui-ci marquait le rythme en claquant des doigts et saluait la foule.
M. Béchir, vêtu d’une longue tunique traditionnelle blanche, n’a pas fait de dioscours mais a lancé des “Allah est grand” en saluant ses partisans après la cérémonie qui a duré une heure.
Il a alors été acclamé par la foule qui a quitté le Hall de l’Amitié pour tirer des feux d’artifice, danser et pique-niquer dans les parcs publics.
La cérémonie était destinée à entériner une nouvelle loi électorale, approuvée la semaine dernière par le Parlement et qui permettra la tenue d’élections l’an prochain comme le prévoit l’accord de paix entre le Nord et le Sud signé en 2005.
Les orateurs ont salué ce “moment historique” qui permettra “la réconciliation du peuple soudanais”.
La décision du procureur de la CPI, de demander aux juges de la cour d’émettre un mandat d’arrêt contre le président soudanais pour “génocide” au Darfour, a été dénoncée par d’autres intervenants qui ont rejeté toutes les accusations contre le chef de l’Etat.
Il s’agit d’un “complot politique”, a déclaré l’un des orateurs en ajoutant que le peuple soudanais avait toujours réussi à surmonter ces obstacles”.
“Monsieur le Président, ils ne vous toucheront jamais”, a renchéri un autre hommme politique.
AFP/Jeune Afrique
Crise et raisons de la crise juillet 15 2008
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Que de choses à dire !!!
Des frondeurs, de Sidioca à Ahmed en passant par Ely et sa junte, des kwars au Mnd, que de choses à dire .
· le groupe de frondeurs qui , derrière des points de revendication fantaisiste et fallacieuse, prétend, se battre pour un idéal populaire; devenus soudainement vertueux et soucieux des intérêts du peuple les voilà qui combattent les « roumouz el vassad » c’est-à-dire les symboles de la gabegie !!!
Qui espèrent -t-ils tromper autre qu’une partie de l’opinion internationale , mal informée ?
En vérité il n’y a aucune différence entre les frondeurs et la majorité-Adil qui gouverne, tous venant du défunt Prds, recomposé en indépendants (futur Adil) , en Prdr, renouveau démocratique et Ucd; mêmes graines provenant de la même souche infectée .
Ce Prds, il faut le rappeler, avait été éclaté par la seule volonté d’Ely qui avait son agenda propre; misant sur les vices des hommes que sont l’envie, la voracité, la convoitise, l’égoisme, faisant miroiter monts et merveilles au bout du processus, Ely finira par amadouer, ainsi , un pan entier de “Prdeistes”, et jusqu’à Ould Daddah lui-même, qui ne fut pas moins apprivoisé que les autres, pendant cette transition !
Qu’on m’explique donc qu’elle différence il y’avait entre un Ba Houdou et Kane Moustapha , entre Camara Aly gueladio et Sidney Sokhna , entre Ould Zamel et Mohamed Yehdih ( de l’intérieur ), entre Ould Abeiderrahmane et Cheikh Ould Avia (Affaires étrangéres ), entre Aliou Ibra et Boydiel , enfin..
Absolument aucune , à mon avis !
Tous furent tous des vassaux devoués et zélés de Ould Taya que seule guidait la politique du ventre et de la rapine , loin des intérêts du peuple qu’ils avaient toujours floué, qui ne brillèrent ni par leur courage, ni par leur propreté.
C’est d’ailleurs pourquoi il y’avait crise; guerre interne de clans autour de la ‘ bouffe” ; A la publication du gouvernement de Waghef , nos parlementaires frondeurs s’etaient sentis, simplement, frustrés, très frustrés d’avoir été privés, « injustement » du gâteau .Ils étaient d’autant plus outrés et blessés que cette part qui leur revenait « de droit » avait été cedée, anormalement, à des « étrangers honnis » .
Les frondeurs et l’attelage gouvernemental -Adil de Waguef c’est kif-kif ; avec une histoire identique, un même passé, les mêmes méthodes et les mêmes motivations sordides. Aucun des groupes ne fut jamais soucieux de l’unité nationale qu’ils contribuérent à anéantir, durablement ; aucun d’eux ne luttera, non plus, contre la gabégie et l´impunité . Réfractaires au changement ils chercheront plutôt, en dévoyant les réformes en cours, à toujours perpétuer le Système .
Passons à Ould Daddah .
Quand j’ai, récemment, entendu ould Daddah dire que les élections présidentielles n’avaient pas eté transparentes et qu’elles avaient été pilotées, en sourdine, par les militaires, quand je l’ai entendu demander la démission de Sidi sur des bases aussi légères, j’ai encore davantage compris de quoi un homme était capable, lorsqu’il était assoiffé de pouvoir, consumé et aveuglé par des ambitions du pouvoir !
En effet, qui n’ avait pas aperçu -lorsqu’on est tant soit peu honnête - la main des militaires pendant ces élections ( voir article de Bara sur Flamnet- Agora : Le cheval gagnant )
Qui avait été dupe du scénario monté ? Et que ne les avait -il pas dénoncées alors , ces élections ?
Paradoxale attitude que celle de Ould Daddah . qui se mue aujourd’hui, en va-t-en guerre et en animateur, public, de la fronde contre Sidi !
Là où ould Taya, son persécuteur, l’emprisonnait à tour de bras , Sidi , au moins , lui offre la liberté de pensée et de mouvement .
Là où Ould Taya le toisait hautainement , voire le méprisait souverainement , Sidy lui octroie un statut officiel de chef de l’opposion, consulté régulièrement de surcroit !
Alors que Ould Taya lui refusait tout droit à l’expression, voilà que Sidy , lui , souffre la critique, sans risque, aucun, pour l’objecteur de conscience de se voir jeté derrière le violon.
Bref , quand il fallait se battre contre la tyrannie Ould Daddah avait tourné casaque - au moment où pourtant la base -UFD souhaitait en découdre-, et maintenant que la paix et la sécurité pour l’expression étaient assurées , le voilà qui tourne en « Assad in Libnaan. » !
Paradoxe quand tu nous tiens !
Le pouvoir , par tous les moyens , même par les plus honteux .voilà ce qui anime Ould Daddah !
Mais attention Négro -Africains , Ould Daddah n’est pas un choix , pour ne pas dire qu’il serait le pire des choix ! Le côté tyrannique et chauvin du personnage reste encore caché.
Sur la question négro- africaine, Ahmed est toujours resté équivoque, nébuleux ,obscur.
Pour lui, comme pour beaucoup de chauvins arabo-berbéres, il ne se pose pas de question politique négro-africaine .
Il suffit, par ailleurs, de noter le vide qu’il a fait autour de lui depuis l’UFD, concernant les Négro africains et les Haratines, puis la composition ethnique de son état major pour s’en convaincre; il suffit, aussi , de se référer à ses propos , qui n’ont jamais varié dans le fond, pour comprendre que Ahmed, comme son frère Moctar, reste et demeure un partisan résolu, d’une Mauritanie arabe , essentiellement ; chose que trahit , du reste, la conclusion de son discours au congrès dernier de son parti , le Rfd : ” (.) notre parti demeure profondément attentif aux problèmes majeurs et au devenir de notre continent africain ( (l’espace ) et de notre nation arabe ( le peuple )”:
En d’autres termes Ould Daddah reste soucieux des problèmes des peuples arabes et de l’espace africain !!! Des peuples noirs, il s’en f. !
SIDIOCA
Sur celui-là aussi il y’a dire , même à redire .
D’abord sa naiveté face aux prédateurs éternels, que soutend une sorte de philosophie fondée sur la croyance que « chaque homme est capable d’amélioration , de dépassement » , et « qu’en chaque homme il faut considerer l’être positif .».
C’est cette approche , optimiste , qui a perdu Sidioca , car il est des défauts ou des habitudes ancrées, contractés pendant trop longtemps, qui prennent racine, et dont on ne se défait que difficilement. Cette frange d’hommes du prds, en constitue la parfaite illustration ; nourrie à la rapine, moulée dans le mensonge et la corruption, prête à tous les coups pour se maintenir , cette frange demeure absolument inapte à s’améliorer . car pour elle le changement signifierait la mort certaine, à tout le moins, un déperissement et la perte inévitable des privilèges acquis. En un mot, changer pour ce monde là, reviendrait à se faire hara-kiri !
Voilà ce que le President n’a pas compris .comme il ne comprend pas, non plus ,que la Mauritanie politique est très spéciale , qui n’entre dans aucune grille de lecture classique
Cette approche conciliatrice et trop moderée, à mon goùt, du Président vis-à-vis des prédateurs l’a conduit à commettre une seconde erreur : le refus de procéder à la rupture . qui aurait empeché à cette faune prédatrice , un moment désorientée , de se recomposer, voire de s’adapter .
Par la rupture, fermement affichée, dès le début, mais loin de l’esprit de chasse aux sorcières, le Président aurait pris , à la fois, les militaires de court, l’opposition aux mots, et . suscité , en même temps, un vaste ( et enthousiaste) mouvement d’ensemble garant du changement, que les forces rétrogrades ne pouvaient contrarier .
Mais parcequ’il a opté pour la voie contraire, c’est-à-dire celle du louvoiement et de l’hésitation, du compromis voire de la nonchalance, Sidy se retrouve, maintenant piégé par le Prds, en recomposition, et la junte militaire qui n’entend pas quitter l’espace politique, à moins d’y être forcée !
Contrairement à ce que certains pourraient croire, la guerre des clans est loin d’être close, et la tête de Sidi , loin d’être sauvée .
Quelle solution ?
A mes yeux , la moins coûteuse pour Sidy, résiderait dans la mise en place d’une majorité nouvelle, acquise foncièrement à son programme, en remplacement de celle qui lui a été imposée par la force des choses, et sur laquelle il n’a et n’aura, en réalité, aucune prise. Ce qui pré-suppose, naturellement, la dissolution du parlement , avec tous les risques encourus, tel celui d’une cohabitation future, plus tendue , et/ou d’une reconduction de parti-Etat .
Que dire de ces kwars, curieusement, toujours impassibles et passifs, qui attendent peut être la venue d’un messsie bidhaan qui les délivrerait de tous leurs problemes ?
Que dire des Militaires ?
Si les militaires persistent, encore, dans leur attitude ambiguë face au pouvoir,( ils soutiennent avoir remis le pouvoir aux civils, mais sans vouloir s’en aller ), c’est bien parcequ’ils sont assurés, quelque part, d’un soutien émanant d’une catégorie de l’opposition; celle toujours prête à tous les jeux, à toutes les compromissions, comme ce fut avec la transition de Ely , soutenue , légitimée voire plébiscitée par toute l’opposition interne, y compris Ould Daddah , surtout Ould Daddah .
Présentement , ca n’est pas l’envie qui manque à Aziz et Ghazawi de faire tomber Sidy Seule la peur, en perspective, d’une réaction négative, puissante de l’opinion internationale, aux retombées ingérables, les retient encore .
Il nous faut trouver des solutions durables afin de nous mettre à l’abri, définitivement de notre Armée. Pour ce faire nous devons nous orienter, rapidement, non seulement à la réformer, au plus vite, mais aussi rester déterminés, au niveau populaire, à marcher contre toute tentation de retour au pouvoir, direct ou maquillé, des militaires et ce, quelque soit, pour l’instant, les lacunes et insuffisances du processus démocratique en cours.
A ce niveau il nous faut, dès à présent, comprendre le sens de la politique des petits pas qui se mène et l’agenda secret de l’un d’entre eux, déjà en début d’exécution .. .. Ely Ould Mohamed Vall tente, en abusant l’opinion internationale, de se forger une image neuve et positive d’homme d’Etat, propre, intègre et démocrate . en vue de préparer son retour sur la scène politique nationale … Nous Négro- africains -qu’il nargue en permanence - accompagnés des forces progressistes arabo- berbères , devrions, impérativement , nous y opposer ; car Ely , comme ould Taya, a sa part de responsabilité dans le génocide commis sur la communauté négro- africaine, pendant les années de braise .
Chacun , où qu’il se trouve, devra informer l’opinion internationale, les médias autour de lui, les chefs d’Etat africains et Europeens, sur la véritable nature du tortionnaire, qui, indéniablement, a contribué à ruiner l’unité nationale en mauritanie. Dénonciations, et plaintes, tout devra être mis en ?uvre pour disqualifier ce personnage à acceder à la charge suprême .
Que dire enfin du Mnd, pour conclure ?
Sauf que la claque fut si magistrale et inattendue que le Goloisme, le Maréguisme et la grande gueule de l’intérieur , frappés d’hébétude, en ont perdu la parole ! .
« Makhalla », à trop vouloir, obstinément, s’inviter à tous les festins de tous les regimes, on finit, forcement, par se faire vider comme un malpropre, ou voir la porte vous claquer, sec, sous le nez !
La lutte continue.
Dakar le 14juillet 2008
Bara Ba
Dakar Sénégal
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Fronde de députés, le président menace de dissoudre le Parlement juillet 3 2008
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Le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi a brandi mercredi la menace d’une dissolution du Parlement en réponse à une motion de censure déposée en début de semaine par des députés frondeurs de la majorité à l’Assemblée nationale.
“J’en appelle aux députés pour qu’ils reviennent sur leur décision et ne me mettent pas dans l’obligation de dissoudre le Parlement, qui est un choix très coûteux pour nous en temps et en moyens matériels dans une conjoncture difficile”, a déclaré le président Ould Cheikh Abdallahi dans un discours retransmis par la télévision nationale.
“Je n’hésiterai pas à prendre cette décision si elle s’avère nécessaire afin de redresser notre processus démocratique”, a-t-il averti, au retour du sommet de l’Union africaine (UA) à Charm el-Cheikh (Egypte).
Conscient du coût politique et économique que représenteraient des législatives anticipées dans ce pays très pauvre, M. Ould Cheikh Abdallahi a toutefois donné des gages de sa bonne volonté en s’engageant à consulter “tous les acteurs politiques avant de prendre une décision”.
Un groupe de députés, appartenant pour la plupart au parti au pouvoir, le Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD), a déposé lundi une motion de censure contre le gouvernement en place depuis mai seulement.
Cette motion, la première déposée depuis l’indépendance du pays en 1960, vise à sanctionner le gouvernement de Yahya Ould Ahmed Waghf, accusé par ces députés d’avoir échoué dans sa mission “sur les plans de la politique économique et sociale”.
Les frondeurs contestent également le retour à des postes-clés de caciques du régime de Maaouiya Ould Taya (1984-2005), ainsi que l’ouverture de l’équipe gouvernementale à deux partis de l’opposition peu représentatifs à l’Assemblée, les islamistes de Jemil Ould Mansour et les centristes de gauche de Mohamed Ould Moloud.
La crise couvait déjà la semaine dernière au sein du PNDD, dont une trentaine de hauts cadres avaient démissionné en reprochant au parti d’avoir “dévié du parcours naturel des partis politiques” et d’avoir été soumis aux “forces de la gabegie”.
Avant ces divisions internes, la mouvance présidentielle bénéficiait d’une large majorité à l’Assemblée, avec 71 députés sur 95.
Aujourd’hui, les 39 députés signataires de la motion bénéficient du soutien du Rassemblement des forces démocratiques (opposition, 18 députés). Leur vote cumulé pourrait donc largement dépasser les 48 voix nécessaires pour mettre le gouvernement en minorité.
Le chef de l’Etat mauritanien s’est déclaré “étonné” de voir sa propre majorité mener une telle campagne et a qualifié d’”injustifiée” l’initiative contre un “gouvernement en place depuis un mois et demi seulement et qui, de surcroît, n’a même pas encore présenté sa déclaration de politique générale”.
Au sujet de l’ouverture du cabinet gouvernemental à l’opposition, il a estimé que “l’élargissement de la base gouvernementale devait plutôt être perçu comme un objectif noble pour toute majorité qui voudrait gouverner en toute assurance”.
M. Ould Cheikh Abdallahi a également tenu à souligner qu’il avait renouvelé sa confiance à l’armée et a rappelé son engagement personnel à faire respecter le bon fonctionnement des institutions, dans une réponse claire à des rumeurs faisant état de l’implication de généraux dans la fronde des députés.
Jeudi, l’Assemblée nationale doit fixer la date d’une conférence des présidents des commissions de l’Assemblée, qui sera chargée de programmer une session plénière pour le vote de la motion de censure.
Afp
Communiqué de Presse des Députés Promoteurs de la Motion de Censure juin 30 2008
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Depuis ce matin les spécialistes de l’intoxication et de la propagation des rumeurs cherchent vainement à discréditer les élus du peuple qui ont décidé d’exercer la plénitude des pouvoirs que leur confère la constitution pour le dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement estimé non représentatif de la Majorité et incapable de réaliser le programme sur la base duquel le Président de la République a été élu.
Les députés de la Majorité qui soutiennent ce projet tiennent à informer leurs électeurs et toute l’opinion publique nationale que leur démarche continue et que la procédure de dépôt de la motion de censure est en cours.
Fait à Nouakchott le Dimanche 28 juin 2008
La Commission Communication des Députés Promoteurs de la Motion de Censure
Motion de censure juin 27 2008
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Selon le député d’Atar, Me Sidi Mohamed Ould Maham, qui a été interrogé par l’ANI, «les députés qui se sont réunis ce soir ont décidé d’engager les contacts nécessaires pour faire passer au parlement, un projet de motion de censure du gouvernement parce qu’il ne représente pas à leurs yeux la majorité et a été constitué sans leur avis».
ANI publie les noms des 23 députés:
El Arbi Ould Jedeïn, député de Chinguetti, Mohamed Mahmoud Ould Ghazwani, député de Boumdeïd, Mohamed Yahya Ould Kherchy, député de Nouakchott, Khatri Ould Ely, député de Néma, Eghleiwa Mint Hdhana, députée de Tidjikja. Mohamed El Moctar Ould Zamel, député d’Aoujeft, Moustapha Ould Abeiderrahmane, député Liste Nationale Renouveau Démocratique, Me Hbib Ould Djiah, député de Monguel, Me Sidi Mohamed Ould Maham, député d’Atar, Fatimetou Mint Mohamed Yarba, députée de NémaBa Houdou, député de M’Bagne, El Ghassem Ould Bellali, député de NouadhibouMohamed Aly Chérif, Liste Nationale ADILMohamed Lemine Ould Sidi Mohamed, député TamchekettMohamed Fadel Ould Teyeb, deputé KiffaSidi Ould Cheikh, deputé de Oualata, Bouyahmed Ould Chriv, député TichittTaleb Ould Khlifa, député AiounMohamed Abdallahi Ould Aghalay, député de MaghamaNiang Mamadou, député de MaghamaNaha Mint Mouknass, députée Liste Nationale UDPMoctar Ould Elemine, député MBoutt UDP
Sy Adama, député MBoutt UDP
ANI
Préalabre à toute abolition réelle de l’esclavage en Mauritanie juin 20 2008
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Les préalables constituent la fondation d’une politique d’abolition. Ils sont différents des conditions nécessaires en vue de la réalisation concrète de l’abolition elle-même. I) Reconnaître la communauté haratine dans
la Constitution mauritanienne. En effet, une communauté ignorée, dans la loi suprême ( Constitution ) ne peut être prise en compte sur le plan politique. L’absence d’une prise en compte de la communauté haratine est le symbole même d’un manque de volonté politiqueII) Inscrire dans
la Constitution le principe de l’égalité raciale. L’esclavage maure repose sur le racisme et la supériorité d’une race ( berbère et arabe ) sur une autre ( noire ). Il faut d’abord mettre fin à cette inégalité raciale. Il convient de ne pas confondre l’égalité raciale et l’égalité des citoyens. Dans une République les citoyens sont censés avoir les mêmes droits. Or, cette égalité citoyenne est handicapée par le racisme en Mauritanie. Il convient donc de reconnaître l’égalité raciale. Puis c’est son application conséquente qui permettrait une égalité des citoyens. En effet, les citoyens sont des êtres égaux. Or, le Hartani ( esclave ) n’est pas l’égal du Maure. Celui-ci, n’est pas l’égal du Négro-mauritanien. III) Sortir constitutionnellement ou par la loi ordinaire l’esclavage du joug de l’Islam. Aujourd’hui, la question de l’esclavage relève du droit musulman. L’Islam a reconnu
l’esclavage et l’a sacralisé. Il faut non seulement abolir l’esclavage mais aussi soustraire toutes les affaires y afférentes au droit musulman par une décision politique : qu’il
s’agisse de l’héritage, du mariage, des litiges fonciers, de
la Zëkat,
la Saddagha, … qui sont des moyens d’exploitation utilisés par les Maures à l’encontre des Haratine ( je renvoie à ma thèse, P. III )IV) Interdire dans
la Constitution toute détention d’esclaves par un fonctionnaire, un parlementaire ( sénateurs et députés ), hommes politiques, etc. En fait, les pratiques esclavagistes doivent être interdites à tous les serviteurs de l’Etat. Comment voulez-vous lutter contre l’esclavage quand les serviteurs de l’Etat sont eux-mêmes esclavagistes ?
C’est ainsi qu’en Mauritanie, les magistrats, les enseignants, les préfets, les gouverneurs, les journalistes, les diplomates, les ministres, les présidents de
la République, les sénateurs, les députés, les maires … sont tous détenteurs d’esclaves et à ce titre, ne peuvent lutter d’une manière conséquente contre l’esclavage. Aujourd’hui, SOS-Esclaves,
la CNDH et l’AFCF dénichent des esclaves dans les parties rurales du pays. Or, les ministres à Nouakchott ainsi que de nombreux fonctionnaires détiennent des esclaves sans être inquiétés. L’Etat doit exiger que ses serviteurs donnent l’exemple dans sa lutte contre l’esclavage.V) Inscrire dans
la Loi suprême la discrimination positive en faveur des esclaves. Comment imaginer que des personnes nouvellement affranchies se prennent en charge quand, durant des générations, elles ont été conditionnées, animalisées, ne sachant
qu’obéir aux ordres de leurs maîtres et vivre des restes ( el Vëldhlë ) ? Un jour, par une science infuse, elles doivent se débrouiller pour vivre, se loger, s’habiller, se soigner … Si les esclavagistes privés peuvent avoir des comportements irresponsables, l’Etat ne peut et ne doit se dérober à sa responsabilité, notamment une prise en charge des victimes de l’esclavage et leur accompagnement en vue de s’insérer dans la vie économique, sociale, juridique, …VI) Recenser les Haratine en tant que communauté à part, différente des Négro-mauritaniens et surtout des Maures qui utilisent la composante haratine pour exercer un pouvoir politique auquel ils n’ont pas droit en réalité. En effet, si le critère du nombre est déterminant ( il l’est en démocratie, il ne l’est pas dans la féodalité), les Maures ne sont pas majoritaires en Mauritanie. Par conséquent, le pouvoir en Mauritanie est une usurpation politique. Les Haratine sont recensés comme serviteurs ( esclaves) et leurs votes restent détournés au bénéfices des Maîtres . Pour rompre avec ce système féodal et esclavagiste, il faut appliquer le principe d’égalité entre tous les êtres humains ( apports des Révolutions française « 1789 » et américaine « 1776 » à l’humanité). La négation des Haratine est une conséquence de l’esclavage ( l’esclave n’est pas une personne par statut). Peut-on vivre sous une République islamique et sous une « démocratie » alors que la société mauritanienne ( en particulier maure) est une société esclavagiste comme les anciennes sociétés grecque et romaine. La ruse politique des Maures consiste à faire croire à l’existence d’une République et
d’une démocratie alors que le système politique mauritanien est bâti sur l’esclavage donc l’exploitation et l’exclusion. Il convient de sortir l’esclavage des traditions liées à une situation historique et économique dépassée.
Mohamed Yahya ould Ciré
Président de l’association des haratine de Mauritanie en Europe.A.H.M.E www.haratine.com