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Crise et raisons de la crise juillet 15 2008

Infos : , rétrolien

 

 Que de choses à  dire !!!

Des frondeurs,  de  Sidioca  à  Ahmed  en passant par  Ely  et sa junte, des  kwars  au Mnd, que de choses à dire .

·        le groupe de  frondeurs  qui , derrière  des  points de revendication fantaisiste et fallacieuse,   prétend, se battre  pour un idéal populaire; devenus soudainement vertueux  et soucieux des intérêts du peuple les voilà qui  combattent les « roumouz el vassad » c’est-à-dire les symboles de la gabegie !!!

 Qui espèrent -t-ils tromper autre qu’une partie  de l’opinion internationale , mal informée ?

 En vérité  il  n’y a aucune différence  entre  les frondeurs et la majorité-Adil qui gouverne, tous venant  du défunt Prds, recomposé  en  indépendants (futur Adil) , en   Prdr,  renouveau démocratique et Ucd; mêmes graines provenant de la même souche infectée .

 Ce Prds, il faut le rappeler, avait été  éclaté par  la seule  volonté d’Ely  qui avait son agenda propre; misant sur les vices des hommes que sont l’envie, la voracité, la convoitise, l’égoisme, faisant miroiter monts et merveilles  au bout du processus, Ely finira par  amadouer, ainsi ,  un pan entier de “Prdeistes”, et jusqu’à Ould Daddah  lui-même, qui ne fut pas moins apprivoisé que les autres, pendant cette transition !

Qu’on m’explique donc qu’elle différence  il y’avait  entre un Ba  Houdou  et  Kane  Moustapha , entre Camara Aly gueladio et Sidney  Sokhna , entre Ould  Zamel   et Mohamed Yehdih  ( de l’intérieur ), entre Ould Abeiderrahmane et  Cheikh Ould Avia (Affaires étrangéres ), entre Aliou Ibra et Boydiel , enfin.. 

Absolument  aucune ,  à mon avis !

Tous  furent tous des vassaux  devoués  et zélés de  Ould Taya  que  seule guidait la politique du ventre et de la rapine , loin des intérêts du peuple qu’ils avaient toujours floué, qui ne brillèrent  ni  par leur courage, ni  par leur propreté. 

C’est d’ailleurs pourquoi il y’avait crise; guerre interne de clans autour de la ‘ bouffe” ;  A la publication du gouvernement de Waghef , nos parlementaires  frondeurs  s’etaient  sentis,  simplement,  frustrés, très frustrés  d’avoir été  privés, « injustement »  du gâteau .Ils étaient d’autant plus outrés et  blessés que cette part qui leur revenait  « de droit »  avait été cedée, anormalement,  à des « étrangers honnis » .

Les frondeurs et l’attelage gouvernemental -Adil  de Waguef  c’est  kif-kif ; avec une histoire identique,  un  même passé, les mêmes méthodes et les  mêmes motivations sordides. Aucun des groupes  ne fut jamais soucieux de l’unité nationale qu’ils contribuérent  à anéantir, durablement ; aucun  d’eux ne  luttera, non plus,  contre la gabégie et l´impunité . Réfractaires au changement ils chercheront  plutôt, en dévoyant les réformes en cours, à toujours perpétuer le Système .

Passons  à  Ould Daddah .

Quand j’ai, récemment,  entendu ould Daddah  dire que les élections présidentielles n’avaient pas eté transparentes et qu’elles avaient été pilotées, en sourdine, par les militaires, quand je l’ai entendu demander la démission de Sidi  sur des bases aussi légères, j’ai encore davantage  compris  de quoi un homme était capable, lorsqu’il était assoiffé de pouvoir, consumé et aveuglé par des ambitions  du  pouvoir !

En effet, qui n’ avait  pas aperçu -lorsqu’on est tant soit peu honnête -  la main des militaires pendant ces élections  ( voir article de Bara sur Flamnet- Agora : Le cheval gagnant )

Qui avait été dupe du scénario  monté ? Et  que ne les avait -il pas dénoncées alors , ces élections ?

Paradoxale attitude que celle de Ould Daddah  . qui se mue aujourd’hui, en va-t-en guerre  et  en  animateur,  public,  de la fronde contre  Sidi !

Là où  ould Taya, son persécuteur, l’emprisonnait à  tour de bras , Sidi , au moins ,  lui offre la liberté de pensée et de mouvement .

Là où  Ould Taya le toisait hautainement , voire le  méprisait souverainement , Sidy  lui octroie un statut officiel de chef de  l’opposion,  consulté  régulièrement de surcroit  !

Alors que Ould Taya lui  refusait  tout droit  à  l’expression, voilà que Sidy , lui , souffre la critique,  sans risque, aucun,  pour l’objecteur de conscience de se voir  jeté derrière le violon.

Bref , quand il fallait se battre contre la tyrannie  Ould Daddah avait tourné casaque - au moment où pourtant  la base -UFD souhaitait  en découdre-, et maintenant que la paix et la sécurité pour l’expression étaient  assurées , le voilà qui  tourne en « Assad  in Libnaan. » !

Paradoxe quand tu nous tiens !

Le pouvoir , par tous les moyens , même par les plus honteux .voilà ce qui anime Ould Daddah !

Mais attention Négro -Africains , Ould Daddah n’est pas un choix , pour ne pas dire qu’il serait  le pire des choix ! Le côté tyrannique et chauvin du personnage reste encore caché.

Sur la question négro- africaine, Ahmed est toujours resté équivoque, nébuleux ,obscur.

Pour lui, comme pour beaucoup de chauvins arabo-berbéres, il ne se pose pas de question politique négro-africaine .

Il suffit, par ailleurs, de noter le vide qu’il a fait autour de lui  depuis l’UFD, concernant les Négro africains et les Haratines,  puis  la composition ethnique de son état major pour s’en convaincre;  il suffit, aussi ,  de se référer à ses propos , qui n’ont jamais varié dans le fond,   pour comprendre que Ahmed, comme son frère Moctar,  reste  et demeure un  partisan  résolu, d’une Mauritanie arabe , essentiellement ;  chose que trahit , du reste,  la conclusion de son discours  au congrès dernier de son parti ,  le Rfd : ” (.) notre parti demeure profondément attentif aux problèmes majeurs et au devenir de notre continent africain ( (l’espace ) et de notre nation arabe ( le peuple )”:

En d’autres termes  Ould Daddah reste soucieux des problèmes des peuples arabes et de l’espace africain !!! Des peuples noirs,  il s’en f. !

SIDIOCA

Sur celui-là aussi il y’a dire , même  à redire .

 D’abord sa naiveté face aux prédateurs éternels, que soutend  une sorte de philosophie fondée sur la croyance  que «  chaque homme est capable d’amélioration , de dépassement  » , et  «  qu’en chaque  homme il faut considerer l’être positif .».

C’est  cette  approche , optimiste , qui  a perdu Sidioca , car il est  des défauts ou des habitudes ancrées, contractés  pendant trop longtemps,  qui prennent  racine, et dont on ne  se défait  que difficilement. Cette frange d’hommes du prds, en constitue la  parfaite  illustration ;  nourrie à la rapine, moulée dans le mensonge et la corruption, prête à tous les coups pour  se maintenir , cette frange demeure absolument  inapte  à s’améliorer . car pour elle le changement  signifierait  la mort certaine, à tout le moins, un déperissement et la perte inévitable  des privilèges acquis. En un mot, changer pour ce monde là, reviendrait à se faire hara-kiri !

Voilà  ce que  le President n’a pas compris .comme il ne comprend pas, non plus ,que la Mauritanie politique est très spéciale , qui n’entre dans aucune grille de lecture classique

Cette approche conciliatrice et trop moderée, à mon goùt, du Président vis-à-vis des prédateurs  l’a  conduit à commettre une seconde erreur : le  refus  de procéder à la rupture .  qui aurait empeché  à cette faune prédatrice , un moment  désorientée , de se recomposer, voire de s’adapter .

Par la rupture, fermement affichée,  dès le début, mais  loin de l’esprit  de  chasse aux sorcières, le Président aurait pris , à la fois,  les militaires  de court, l’opposition aux mots, et . suscité , en même temps, un vaste ( et enthousiaste) mouvement d’ensemble garant du changement, que les  forces rétrogrades  ne  pouvaient  contrarier .

Mais parcequ’il a opté  pour la voie contraire, c’est-à-dire celle du louvoiement et  de l’hésitation, du compromis  voire de la nonchalance, Sidy se retrouve, maintenant piégé  par le  Prds, en recomposition, et  la junte militaire qui n’entend pas quitter l’espace politique, à moins d’y être forcée !

Contrairement à  ce que certains pourraient croire, la guerre des clans  est loin  d’être close, et la tête de Sidi , loin d’être sauvée .

Quelle solution  ?

A  mes yeux , la  moins coûteuse  pour Sidy, résiderait dans la mise en place d’une majorité nouvelle, acquise foncièrement à son programme,  en remplacement de celle qui lui a été imposée par la force des choses, et sur laquelle il n’a  et n’aura, en réalité, aucune prise. Ce qui  pré-suppose, naturellement,  la dissolution du parlement , avec tous les risques encourus, tel celui d’une  cohabitation future, plus tendue  , et/ou  d’une reconduction de parti-Etat .

Que dire de ces kwars, curieusement, toujours impassibles et passifs, qui attendent peut être la venue d’un messsie bidhaan qui les délivrerait de tous leurs problemes ?

Que dire des Militaires ?

Si les militaires  persistent, encore, dans leur attitude  ambiguë face au pouvoir,( ils soutiennent avoir remis  le pouvoir aux civils, mais sans vouloir s’en aller ),  c’est bien parcequ’ils sont  assurés, quelque part, d’un  soutien  émanant d’une catégorie de l’opposition; celle  toujours prête à tous les jeux, à toutes les compromissions, comme ce fut avec la transition de Ely , soutenue , légitimée  voire plébiscitée   par toute l’opposition interne, y compris Ould Daddah , surtout Ould Daddah  .

 Présentement , ca n’est pas l’envie qui manque à  Aziz et Ghazawi  de faire tomber Sidy Seule la peur, en perspective,  d’une  réaction  négative,  puissante   de l’opinion internationale, aux  retombées  ingérables, les retient encore .

Il nous  faut  trouver des solutions durables afin de  nous mettre à l’abri,  définitivement  de notre Armée. Pour ce faire  nous devons nous orienter,  rapidement, non seulement  à  la  réformer, au plus vite, mais aussi rester déterminés, au niveau populaire,  à marcher contre toute tentation de retour au pouvoir, direct ou maquillé,  des militaires  et ce, quelque soit, pour l’instant, les  lacunes et insuffisances du processus démocratique en cours.

A ce niveau  il nous faut, dès à  présent,  comprendre le sens de  la  politique des petits pas qui se mène  et l’agenda secret  de l’un d’entre eux,  déjà en  début d’exécution .. .. Ely Ould Mohamed Vall  tente, en abusant l’opinion internationale, de se forger une image neuve et positive d’homme d’Etat, propre,  intègre  et démocrate . en vue de  préparer  son  retour  sur la scène  politique nationale … Nous  Négro- africains -qu’il nargue en permanence - accompagnés des  forces progressistes arabo- berbères , devrions,  impérativement , nous y opposer ;  car  Ely , comme ould Taya, a sa part de responsabilité dans le génocide  commis sur la communauté négro- africaine, pendant les années de braise  .

Chacun , où qu’il se trouve, devra  informer l’opinion internationale, les médias autour de lui, les chefs d’Etat  africains et Europeens, sur la véritable nature du tortionnaire, qui, indéniablement, a  contribué à ruiner l’unité nationale en mauritanie. Dénonciations, et  plaintes, tout devra  être mis en ?uvre  pour disqualifier ce personnage à acceder à  la charge suprême .

Que  dire enfin du Mnd, pour conclure ?

Sauf que la  claque  fut si magistrale et  inattendue que le Goloisme, le Maréguisme et la grande gueule de l’intérieur , frappés d’hébétude, en ont perdu la  parole ! .

« Makhalla », à trop vouloir,  obstinément, s’inviter à  tous  les  festins  de tous les regimes,  on finit, forcement, par se faire vider comme un malpropre, ou voir la  porte  vous claquer, sec, sous le nez !

La lutte continue.

 Dakar le 14juillet 2008

Bara Ba

Dakar Sénégal



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