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Boidiel est toujours ministre, pas Nebghouha juillet 16 2008

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  Hier soir, le premier ministre donnait le signal de fin des consultations, et le début des nominations, en revenant de la présidence et en entamant les convocations, un par un, de ceux qui n’étaient pas encore ministres. Retour sur la couverture d’une folle nuit politique par les principaux sites arabophones de la Mauritanie :

L’une des raisons de la fronde des députés, c’est la nomination d’un certain nombre d’anciens collaborateurs de Ould Taya, considérés, à tord ou à raison, comme des « symboles de la gabegie ».

Si tous ont été limogés, la plupart ont obtenu un lot de consolation : à chacun, Ould Waqhf a donné la possibilité de proposer un nom, qui sera retenu dans la nouvelle équipe, ainsi Camara Bakary Harouna nommé à la santé sur proposition de Sidney Sokhna, ou encore Sidi Ould Tah à l’économie, sur proposition de Bebaha Ould Ahmed Youra … etc.
Tous donc ont perdu leurs poste, sauf un : Boidiel Ould Homeïd, qui demeure ministre secrétaire générale de la présidence … jusqu’à nouvel ordre. D’aucun parlent d’une tentative de réconciliation, amorcée il y’a quelques jours par Boidiel envers le Général Ould Abdelaziz, c’est cette réconciliation qui aurait permis à Boidiel de conserver son poste.

L’autre information de cette nuit, c’est le départ de Nebghouha Mint Haba, alors qu’elle vient de remporter une victoire politique, en réussissant à amener les syndicats du secondaire à renoncer à leur grève et à reprendre le travail, sans qu’elle change sa méthode, c’est à dire en alternant dialogue et fermeté.

Quoi qu’il en soit, au côté de l’UFP et de Tawassoul, écartés sans surprise, ainsi que El Vadhila et l’Alternative, écartés car n’ayant pas (ou plus) de représentation parlementaire, il y a un autre grand absent : le PRDR de Ghrini Ould Mohamed Vall.

Après l’annonce du gouvernement, les députés “frondeurs” ont connu un petit moment de flottement, ensuite Moustapha Ould Abeidarahmane, député du Renouveau Démocratique, à annoncé qu’il « n’était pas satisfait de la manière avec laquelle les négociations ont étaient menée », fin de citation.

Par la suite, les « frondeurs » ont annoncé, par la voix de leurs porte-parole Sidi Mohamed Ould Maham, que « ce gouvernement répond, pour l’essentiel, à leurs attentes, en particulier en ce qui concerne le dosage régional » fin de citation.

C’est sans doute une façon de donner le change à leurs détracteurs, afin d’éviter d’apparaitre comme une bande de gamins qui ne savent pas ce qu’ils veulent, et qui ne cherchent que le désordre.

Mais, en coulisse, un courant prend de l’ampleur, c’est celui qui prône le rapprochement avec l’opposition démocratique de Ahmed Ould Dadah, Saleh Ould Hanena et Sarr Ibrahima.

Si ce scénario se réalise, Ould Dadah se retrouvera à la tête d’une confortable majorité : 39 frondeurs + 17 RFD + 2 Hatem, soit 58 députés, sur les 95 que compte l’assemblée nationale.

Sidi aura alors deux choix : cohabiter ou dissoudre.

La dissolution offrira à coup sûr un bon score à Ould Dadah, car si la majorité est dans une dynamique de reflue, le RFD est indubitablement dans une dynamique de croissance : ils viennent de terminer une campagne d’implantation sur le plan national, et ils ont organisé un congrès sans la moindre fausse note.

Au pire, le RFD améliorera son score, et au mieux il obtient la majorité.

Dans tous les cas l’avenir du président Ould Cheikh Abdallahi est loin d’être radieux, et il le sait très bien, alors la bataille ne fait que commencer.

 Al Akhbar, Taqadoumy, Sahama Media, agences arabe, Cridem



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