Le président et les génèraux: pour une démilitarisation des institutions juillet 16 2008
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Après moult tractations, des hésitations, des faux pas, des reculades, la mére patrie vient, ouf, de se doter d’un nouveau gouvernement. Le troisieme depuis l’éléction au palais ocre du maraboutique président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. A la question que pensez-vous d’une démocratie qui change trois fois de gouvernement à juste un peu plus d’une année, le marquis de Lafayette disait que dans ce cas “La démocratie vit un énorme probléme”. Les démarches pour mettre sur pieds cette nouvelle équipe à défaut d’etre ponctuer de rafales de Kalachnikov, étaient étroitement soumis à l’approbation de fameux génèraux qui se sont constitués en contre pouvoir comme pour rappeler à la conscience des mauritaniens que notre démocratie est d’abord la leur.
Que disait déja Lafayette? “La démocratie vit un énorme probléme.” Malgré qu’ils aient joués un róle bien que partagé “Salutaire” dans l’actualité, les militaires sont aujourd’hui “l’énorme probleme” de notre démocratie. Leur pouvoir exorbitant qui fait du president une marionnette au musée des guignols de l’infos, déteint dangereusement sur la cohésion de ce pays. Ne sont-ils pas responsables en coulisse de la motion de censure qui a mis en vrac le précédent gouvernement? Les rumeurs le laissent entendre. Dans un pays ou la rumeur et à 99% exacte!
Pour consolider la démocratie dans ce pays il est plus que jamais nécessaire de mettre les militaires et en particulier les deux génèraux de l’armée hors d’état de nuire á la démocratie. Lorsqu’il parvint au pouvoir Abdel Aziz Bouteflika etait quadrillé par les génèraux, dont le terrible Mohamed Lamari. Dés génèraux qui ont acquis leur grade dans le champs de bataille contre l’armée francaise et pas des généraux d’opérette nommés dans les coulisses des palais.
Le contexte dans lequel Boutef est arrivé au pouvoir à quelles exceptions est similaire à celui oú Sidi est parvenu à la magistrature supréme. Une suprématie de l’armée étouffante au conséquences imprevisibles. On se rappelle que les généraux algeriens ont liquidé Mohamed Boudiaf, poussé à la démission Lemine Zeroual et pour maintenir leur préstige instrumentalisé le terrorisme. Contrairement à Sidi tenu en étau par un, deux ou trois généraux, Bouteflika devait lui faire face à une centaine de généraux aguerris par une sanglante guerre de libération, les génèraux Nazar, Déjouai, Benyelles, Benadir, pour ne citer que ces terribles noms qui ont acquis leur galons dans le sang et la sueur. Certes Sidi n’est Boutef qui fut ministre des affaires étrangéres de Boumediene et acteur durant des années de tous les combats politiques du tiers-monde.
Bouteflika politicien hors pair, terrible orateur qui en impose par sa personnalité a réussi à bouter l’armée hors des institutions et la rendre muette comme le veux la tradition. L’armée qui jouissait d’un grand prestige aux yeux des populations dans le cadre de la lutte contre le FIS, s’est vue laminée par la politique de réconciliation initiée par Boutef dans le but de casser ce mythe de l’armée indispensable. La suite on la connait. Aujourd’hui Bouteflika est le seul chef incontesté de l’Algérie. Il a réussi à épuré l’armée et le lui coller son etiquette républicaine. je pense que Sidi Oud Cheikh a vraiment et meme vitalement besoin des conseils de Bouteflika en la matiére pour nous donner l’armée qu’on mérite. Une armée dans les casernes et non dans les institutions politiques.
Sidi Ould Montesquieu