Echanges de tirs avec la police juin 15 2008
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Un échange de tir a eu lieu ce matin, aux environs de 10 Heures entre la police et un groupe de jeunes dont Ely Cheikh Ould Haidalla dans le quartier de Tevragh Zeina(ZRB), non loin de l’amabassade d’Israël. Selon des témoins oculaires, tout a commencé quand le jeune Ely Cheikh Oul Haidalla est monté sur le toit de la maison où il habite pour tirer, en l’air, plusieurs rafales de Kalachnikov.
Alertée la police intervient sur place, au moment où Ould Haidalla accompagné d’un certain Sidi Oul Nagi, dit Sidi DVD, sautèrent à bord d’une Land Cruiser à essence pour se disparaître dans la nature.
Une course poursuite est alors engagée par la police qui a eu à échanger des tirs avec les occupants du pick up qui ont , enfin réussi à échapper.
Selon un membre de la famille de Haidalla,ce Sidi DVD serait un toxicomane avec lequel Ely Cheikh a noué des relations depuis quelques temps.
Selon le reporter de l’ANI, présent sur le lieu de l’incident, les mobiles existants derrière cet incident ne sont pas encore élucidés et la maison d’ Ould Haidalla est contrôlée par la police renforcée par des éléments de la garde
Tres belle analyse de Ethmane Bidiel sur la situation de L’esclavage en Mauritanie juin 10 2008
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Des invités vindicatifs et des journalistes aigris!Certes, nous nous attendions ou, du moins, nous avons souhaité la création des émissions radiotélévisées qui susciterait une véritable synergie de combat de l’esclavage grâce à l’information, la sensibilisation et l’éducation des masses sur la nécessité d’une mobilisation collective en vue de lutter efficacement contre ce crime que des siècles d’obscurantisme et un peu moins de cinq décennies de monolithisme des anciens régimes ont, ensemble, participé à protéger et à léguer aux jeunes générations.
Mais, personne ne pensait que ces émissions, normalement vecteur de prise de conscience populaire, étaient si embrigadées qu’elles pourraient faire fi de la volonté du peuple au point d’en piétiner, par dessus tout, la volonté que traduit son engagement sincère à assumer le présent pour pouvoir envisager l’avenir dans l’unité et l’harmonie.
Le Président de la République n’a-il pas, à cet égard, et ce dès son premier discours adressé à la nation, au lendemain de son investiture à la magistrature suprême, reconnu, de facto, l’existence incontestable des pratiques d’esclavages, sévissant encore en Mauritanie?
Cette attitude qui rompt avec celles des anciens régimes n’a-elle pas été vivement saluée par l’opinion nationale et internationale avant d’être largement plébiscitée par l’adhésion aussi bien des partis politiques que le peuple tout entier?
Qu’on le veuille ou pas, c’est là une reconnaissance et partant une consécration d’une vérité pour laquelle les organisations des droits de l’Homme - notamment, celles qui militent en faveur de l’émancipation - n’ont cessé, de se battre, en dépit du refus passé récent d’une kyrielle de personnes nostalgiques des temps perdus, une myriade de névrosés mus par la peur de la justice, la honte du mea-culpa et d’autres inhibitions inhérentes à leur état psychiques.
Bref, toute concorde, aujourd’hui, pour affirmer, sans risque de se tromper, que l’esclavage existe bel et bien. Sinon, comment en justifier la condamnation et l’incrimination à travers le vote par les plus hautes instances parlementaires en faveur de la promulgation de la loi n°2007-48? Pourquoi il n’y a eu unanimité qu’autour de ce sujet seul, alors que tous les autres demeurent source de division?
L’Etat a fait son aveu et de façon claire; le Parlement et le Sénat aussi et à travers eux tout, le peuple mauritanien. Que veut-on de plus! Que les irascibles hallucinés, sachent, enfin qu’ils sont désormais esseulés et qu’ils prêchent dans le désert. L’esclavage est une réalité vivante dont les séquelles n’en sont qu’un aspect et un seul.
Ainsi, dis-je aux épris de doute, les sceptiques, ceux-là désireux de pêcher dans les eaux troubles, que leur détermination ne les mènera qu’à la déroute. Plus rien ne pourra arrêter le cours des choses. Et, eu égard au très clair aveu de l’Etat et celui fait subséquemment aussi bien par l’Assemblée Nationale et le Sénat jamais plus l’histoire ne reviendra en arrière.
Depuis la promulgation de la loi n°2007-48 portant incrimination et condamnant les pratiques esclavagistes, les langues se sont, de plus en plus déliées, au point que les cas d’esclavages avérés sont devenus innombrables. Nous pouvons en citer l’affaire Ehel Bou Sersara, celle de Guérou et où le maire de la ville est personnellement impliqué et sans compter le cas d’Atar.
A ces exemples viennent s’ajouter d’autres dossiers, beaucoup plus récents, et qui ne laissent point lieu au doute. Tous ont en commun de révéler des cas déclarés d’esclavage attestés, cette fois-ci, par la Commission Nationale des Droits de l’Homme dans sa mission effectuée respectivement au Hodh El Gharbi et au Tagant, du 6 au 12, avril, 2008.
Ainsi, à Aïoune, Barakatou mint Saïd et son fils Chaïbany ont-ils été libérés de l’emprise de leur maître, Sid’Ahmed Ould Ahmed Aïda, émir d’adrar. La CNDH a fait également état d’un autre cas, à Aïoune. Il concerne Marième Mint Kowriya, louée depuis une dizaine d’années par son maître à une tierce personne alors qu’il en percevait lui-même la rémunération allouée au service de l’esclave.
Quant à, la dénommée Khaïdouma et ses 7 enfants, ils ont été arrachés à leurs maîtres, à quelques Kilomètres de Tidjikja. A rappeler que les autorités administratives, la justice et les brigades de gendarmerie ont pris part à ces opérations de libération. Serait-ce, en conséquence, admissible, à la lumière de ces preuves indéniable, de persévérer à contester l’existence de l’asservissement en Mauritanie! C’est en fait aberrant voire ridicule!
L’heure n’est plus à cogiter sur l’existence ou non de l’esclavage. Il est, de facto, incontestable. Ce à quoi il faudra désormais penser, ce sont les voies et moyens les plus efficaces qui permettront dans un avenir proche de tourner la page et de renforcer l’unité et la cohésion, au-delà tricherie , cette arbre qui tient à nous cacher la forêt.
En effet, nul ne peut concevoir qu’une radio nationale, fût-elle la plus réfractaire à la volonté des décideurs publics, pourtant, résolus à s’engager sur la voie de l’éradication de l’esclavage, puisse continuer, et sans embarras, à banaliser les souffrances des êtres humains toujours aux prises avec les serres serpentaires des négriers du XXI siècle, ces esclavagistes insoucieux aux cris de colère d’une nation qui n’a nullement cessé de décrier ces pratiques et les corollaires.
Il faut avouer que les manœuvres politiciennes auxquelles sont confrontées, aujourd’hui, les décisions des pouvoirs publics suscitent beaucoup de suspicion. Qui sont les véritables responsables de ces manipulations et pourquoi jouissent-ils d’impunité? Journalistes ou plus hauts responsables de la radio, ils participent tous au discrédit de mass média et à l’échec de leurs missions.
L’anti-combat et la perfidie de la radio et de la télévision
1- La radio:
Créée dans l’intention d’éclairer les mauritaniens sur les dangers de la persévérance des pratiques abjectes et anachroniques de l’esclavage, à travers le lancement d’une large campagne médiatique d’explication, de sensibilisation et d’information sincère et patriotique, l’émission radiophonique Adwa est en train, malheureusement, de révéler ses limites et par delà l’incapacité de nos organes de presse publique à se hisser à la hauteur des défis majeurs auxquels nous nous confrontons.
L’animateur d’”Adwa” suscite aussi bien par ses émissions que par la nature controversée de ses invités soumis à des critères de choix suspects, du reste, plus d’une interrogation sur ses intentions ainsi que sur celles de ses supérieurs hiérarchiques. Tout le monde semble mu par une obsession de reconstruction d’un syndrome brisé, le puzzle d’un système antiabolitionniste désuet.
Tout le monde est surpris de constater que le présentateur de l’émission “Adwa” centre tous les débats autour d’une seule thématique : les séquelles de l’esclavage. Toute velléité de contestation prive le dit invité à la participation. En conséquence, il est obligatoire à toute personne voulant prendre par à cette mascarade s’engager, au préalable, à:
- ne nullement évoquer l’existence attestée des pratiques esclavagistes en Mauritanie
- soutenir la thèse qui réduit les pratiques esclavagistes au rang de séquelles et d’effets psychologiques.
- n’établir aucun lien avec la communauté Haratine qui est la véritable victime de ce mal, même si d’autres composantes nationales en souffrent.
Ces conditions précitées - et arbitrairement imposées aux invités - visent à semer le doute, à entretenir la confusion dans l’esprit du citoyen et, surtout, à vouloir banaliser la portée de la loi n°2007-48 portant incrimination et condamnant des pratiques esclavagistes. Elles rentrent dans le cadre d’un plan d’action savamment orchestré par les forces rétrogrades.
En effet la volonté de faire avorter le projet de lutte pour l’émancipation ne date pas d’aujourd’hui. Elle est ancienne et se manifeste à travers une grande entreprise de désorientation et du sabordage des débats, le refus de s’attaquer aux questions de fond et surtout à travers le choix arbitraire des invités manipulables et manipulés à merci, des invités outils, dont l’utilisation vise à pérenniser un monde de discrimination, d’inégalité et d’injustice source potentielle de conflit et d’instabilité.
Saad Ould Louleïd et Mohamed Lemine Ould Soueïlem, sont deux laudateurs et faiseurs de roi dont le régime de transition et son prédécesseur opposés, l’un et l’autre, aux droits fondamentaux des Haratines s’en sont, hélas, toujours servi pour nier l’existence de l’esclavage à travers, des initiatives, des forums organisés à l’hôtel El Khater et de piètres écrits.
Une nouvelle fois et forts de la tricherie de la radio, ces clowns reviennent sur scène, en dépit de leurs tares, leur impertinence et le mépris que leur vouent toute l’intelligentsia et le commun du peuple. C’est normal. Car, tout le monde en a marre de leur éternel mensonge et leur arrivisme grégaire, les seuls à pouvoir justifier une balade qui les a menés, en moins de trois ans, des clans fratricides du défunt PRDS, au nouveau parti où le séjour sera à la mesure de l’appâts qui leur sera tendu, en passant par leur amer soutien à Zeïne Ould Zeïdane qu’ils adorèrent avant de se retourner contre lui après leur adhésion à ” Adel“? ( à suivre, édition demain)
Ethmane Bidiel————-
La radio et la télévision ou le spectre de la transfiguration de l’esclavage (suite et fin) Des invités vindicatifs et des journalistes aigris!
L’autre invité et qui s’accorde à dire, avec le tandem Ould Louleïd et Ould Soueïlem, que ce qui en reste de l’esclavage ne dépasse pas quelques manifestations de séquelles c’est, bien entendu, l’ancien militant du mouvement d’émancipation d’obédience ouvrière Kaddihine, Maître Ould Ichiddou et acabits.
Qu’est ce qui a été fait, concrètement, par le régime de Taya, pour que notre avocat émérite change de fusil d’épaule? Qu’il nous en énumère une réalisation sur la voie de l’émancipation. Ou bien, serait-ce le féodal qui s’est, enfin, réveillé en lui?
Ne réclamait-il pas, en tant qu’homme politique, le règlement de toutes les questions nationales et en premier lieu celle de l’esclavage? Alors, pourquoi ce surprenant volte-face? Cette attitude de Maître Ould Ichiddou est-elle inhérente à la promulgation de loi n°2007-48 portant incrimination et condamnant des pratiques esclavagistes?
Non, elle en est antérieure. En effet, il y a quelques années, une femme avait porté plainte contre ses maîtres qui séquestraient ses deux sœurs cadettes à Aleg, réduites en esclaves. Alors, Maître Ould Ichiddou était chargé, par SOS Esclaves, de renter en contact avec les autorités judiciaires pour lez retrouver. Les filles sraient redécouvertes en deux étapes. Et c’est le procureur même qui les fit chercher, avant qu’elles ne fussent récupérées par SOS Esclaves.
Mais, prié, au terme de ce travail rémunéré par l’association, de dresser un rapport de situation pouvant permettre, aux uns et aux autres, de se faire une idée précise sur ce cas d’esclavage déclaré dont il avait été témoin oculaire, Maitre Ould Ichiddou surprit tout le monde par ses propos intransigeants, en disant qu’il ne s’agissait pas là de cas réel de servitude. Il alla plus loin, en affirmant que l’esclavage n’existait plus et qu’il n’en restait que des séquelles.
Peut-être qu’avait-il regretté d’avoir vu les militants du mouvement d’émancipation remporter leur combat sous son nez et barbe! Ou bien s’était-il trompé d’adresse en se rangeant contre ses convictions réelles? Sinon, personne ne pourrait comprendre ce paradoxe : vouloir se battre en faveur de la libération des esclaves et, en même temps être prêt à en désavouer l’œuvre en l’accusant d’anachronisme grossier.
Bref, plusieurs années encore, Ould chiddou n’a pas démordu. Et l’émission “Adwa nous en a donné la preuve. En effet, il est resté égal à lui-même, l’homme des contradictions; celui qui nage à contre-courant. La preuve est que les faits et l’histoire ont désavoué et sa thèse, et sa position. Mais comme tous les abrutis, ils s’obstinent à nier. Or, “le chien aboie, la caravane passe”.
Ce qui est dangereux et qui peut, dans l’immédiat devenir fatal pour toute la nation au point d’en remettre en cause aussi bien l’unité et la stabilité, au demeurant fragiles, ce n’est pas que l’esclavage soit crûment nommé, ce n’est pas non plus qu’il soit combattu.
Le danger, tout le danger réside dans le mensonge, dans l’acharnement et la détermination à le défendre, contre vents et marées. Le mal, c’est d’être, contre vents et marées, résolu à nier une vérité qui saute à l’œil nu. Le comble c’est quand les forcenés obsessionnels s’appelle journalistes ou organes de presse publics.
2- la télévision:
C’est vrai que les mauritaniens, sont plus que jamais attachés à la liberté d’expression comme gage de démocratie. C’est pourquoi ils n’ont jamais apprécié le monopole des moyens des médias, il y a quelques années par le régime de Taya qui s’en servait au détriment du reste des forces vives du pays.
Cependant nous condamnons fermement les méthodes suivies actuellement par quelques journalistes et leurs chefs hiérarchiques qui utilisent la télévision au service des idéologies abjectes qui ne servent que la consécration de la discrimination, le racisme et l’inégalité, en un mot l’injustice et la haine. Le microphone et la caméra deviennent une arme entre les mains des faiseurs d’opinion lesquels brillent dans la manipulation et la démagogie
Grâce à ces émissions injurieuses telles que “Daïf El Ousbou”, de grands partis politiques ont été minimisés, au gré du journaliste, humiliés, et montrés, parfois, à la vindicte publique parce que leurs positions sur l’esclavage n’accepte point de concession ou parce que les conditions des esclaves et anciens esclaves sont à leurs yeux inadmissibles ou bien parce qu’ils voient que sans mesures d’accompagnement et la création d’une institution chargée de la réinsertion des esclaves, la loi incriminant les pratiques de l’esclavage restera du tape-à-l’œil comme le fut, autrefois, l’ordonnance de l’abolition de 1981.
C’est alors que les caméras ont tourné le dos aux partis représentatifs, ceux-là dont les programmes ont, en toute logique, recueilli une adhésion considérable du public. Elles se sont tournées malheureusement vers des partis fantômes, des partis sièges pour ne pas dire partis peshmergas ceux qui n’ont pas pu atteindre, le seuil de 1% malgré une loi électorale en faveur des plus faibles, j’ai nommé SAWAB, Le parti de Troisième Génération lesquels sont allés puisés leur modèle importé ailleurs, chez Kaddafi ou chez Saddam Hussein.
Ces déracinés ont été pris au zoom parce que leur arrière-fond idéologique rime avec la tricherie et le mensonge tout azimut. Pour eux, l’esclavage n’existe pas. L’inégalité c’est du faux et usage du faux. Et ces asservis affranchis au vu et au su de tout le monde, viennent-ils de l’ex Irak de Michel Aflagh ou de la Jamahiriya?
Au nom de sa fidélité au système esclavagiste adopté par les défunts régimes, la télévision a trouvé ses thuriféraires, en la personne des mal-aimés du peuple, ces êtres que les mauritaniens ont désapprouvés par la voie des urnes.
Si vous, enfin vous voudriez savoir pourquoi, c’est simple pourtant. Parce que seuls les pervers et les imbéciles accepteront de se prêter à un jeu pareil, à savoir nier la souffrance de toute une population dont la moitié est toujours soumise aux pratiques esclavagistes au moment où l’autre moitié qui reste continue à en garde les stigmates.
Aussitôt cette manœuvre déjouée et dénoncée, les responsables de la télévision ont décidé de changer de fusil d’épaule et non pas de but. Ainsi après avoir, en vain, manifesté leur désapprobation par rapport à la politique du pays, vis-à-vis de la loi n°2007-48 portant incrimination et condamnant les pratiques esclavagistes, en crachant tout leur venin sur les victimes de l’inégalité et de l’exploitation, la télévision nationale et son directeur se sont engagés à couvrir les activités de forums fictifs, haineux et aigris, des sabbats sortis du néant pour s’en prendre à la politique agricole du gouvernement, inaugurée par le Président de la République lors de sa dernière visite à Rosso.
Pourtant, c’est une politique qui vise l’autosuffisance alimentaire, grâce à la promotion du secteur agricole, et ce à travers des soutiens financiers et techniques destinés aux cultivateurs. Ces derniers seront, en vertu de cette stratégie de réinsertion, les vrais bénéficiaires des terres prévues à la redistribution. Ceci contribuera, enfin, à mettre terme à plusieurs siècles d’hégémonie féodale et tribaliste durant lesquels les domaines agricoles furent une sinécure.
C’est cette rupture avec le passé, dans les faits et les pratiques, qui irritent les responsables de la télévision lesquels se sont mis en branle, à travers la couverture des débats animés par des soi-disant cadres et où l’on a donné la parole à quelques ex ministres vindicatifs tels que Moustapha Ould Maouloud et surtout Isselmou Ould Abdel Kader qui a osé, le pauvre, associer, dans une vilaine comparaison la politique de redistribution des terres aux agriculteurs à, dit-il, “une menace d’extinction des beïdanes.” Puis-je, alors me demander si le ridicule tue toujours?
Nous savons maintenant, nous autres rejetés, que l’association des assujettis que nous sommes, que nous soyons esclaves ou affranchis, ou bien griots, Zanagas, forgerons, hrakis, bûcherons, pêcheurs, cordonniers ou autre chose, etc. que l’exploitation d’une terre à laquelle nous sommes, cependant, loin d’être étrangers, tue les Beïdanes. Et si, du reste, tel est le cas, ça ne tue pas, heureusement le reste des mauritaniens.
Que d’aucuns politisent, à volonté, “Beïdane”, le terme risque d’être exclusif et partant chargé. Et s’il y a des Beïdanes que le partage de la terre tue, que l’on nous permette, alors, d’avouer sincèrement que nous cessions de l’être. Nous sommes, cependant et nous resteront des mauritaniens qui se nourrissent de tolérance, d’altruisme, de sociabilité, d’égalité, de fraternité et d’amitié. Nous aimerons, et pour toujours les Beïdanes, mais seuls les vrais, ceux que ne gênera nullement l’application des droits humains. Ces Beïdanes nous ne cesserons jamais de les aimer comme nous aimons, du reste, les négro-africains, j’entends par-là les patriotes de tous bords.
Le rôle de nos organes de presse et la responsabilité de l’Etat
Si l’on s’en tient aux émissions radiotélévisées, nous remarquerons qu nos organes de presse publics sont en train de prouver leur incapacité à accompagner les événements et partant la marche du monde. La propagande, la démagogie et la désinformation sont des vices et non des vertus. Or, l’information requière l’objectivité et la sincérité; bref du professionnalisme, c’est-à-dire, la résistance à toutes les formes de tentation idéologique et partisane. Ceci assignera aux organes de presse un rôle et à l’Etat une responsabilité.
1- Le rôle de nos organes de presse:
Une fois bien menée, la sensibilisation et l’information seront, en toute logique, une source sûre de prise de conscience et un moyen efficace de lutte contre toutes les formes des tares sociales telles que les pratiques de l’esclavage dont le combat incombe à tous les mauritaniens, abstraction faite à leur appartenance sociale, idéologique, linguistique ou raciale.
La radio et la télévision doivent œuvrer ensemble pour mettre en garde contre les dangers de la persistance des pratiques de ce type. Elles ont à insister sur l’impérieuse nécessité d’impliquer tout le monde dans la lutte contre l’esclavage, qu’ils soient maîtres, esclaves ou non. Les mass média ont, par ailleurs, le devoir d’expliquer la loi et sa portée afin que chaque citoyen mauritanien sache les peines qu’il peut en courir en cas de non respect des dispositions juridiques en question. Or, c’est ce dont les invités de la radio et de la télévision, rompus aux délires et à la rêverie ne se sont pas souciés.
2- La responsabilité de l’Etat:
Les autorités doivent mettre fin à ces dérives qui compromettent les chances de concrétisation des rêves de renforcement de l’unité et de la stabilité nationales. Les directeurs de la radio et de la télévision doivent être interpellés. Car, ils ont des comptes à rendre à tous les mauritaniens. Ceci étant, il ne doivent pas avoir toute la latitude de transformer nos organes de presse en espace d’injures et de haine.
Mettre ces moyens d’information à la disposition de soi-disant cadres malhonnêtes et chefs de “partis cartons” qui n’excellent que dans la contre-vérité, la désinformation et la calomnie, c’est faire preuve de piètres qualités. C’est en même temps une insulte à l’homme et à la démocratie, et une contorsion qui mérite la sanction et non l’impunité.
Bref, tout abus doit être sanctionné. D’autant plus que ce à quoi nous assistons, aujourd’hui, est si grave que c’est une banalisation de l’esclavage pour ne pas dire un encouragement implicite à ses pratiques.
Le silence de l’Etat face au sabotage par la radio et la télévision de ce qui aurait du être une vaste campagne de sensibilisation sur la loi relative à l’esclavage risquerait de prendre l’air d’une bénédiction, d’une manipulation et par conséquent d’un sabordage qui ne dit pas son nom. Et cela risquerait fort de nous amener à douter de la volonté réelle du Chef de l’Etat quant à la sincérité de ses engagements affichés en vue d’éradiquer ce mal social.
Ethmane Bidiel Info source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)
Rééquilibrage démocratique ou retour des vieux démons ? juin 10 2008
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Il y a un an, la Mauritanie se dotait d’un président civil démocratiquement élu, Sidi Ould Cheikh Abdellahi, après deux décennies de régime autoritaire du colonel Ould Taya, renversé en août 2005, et 19 mois de transition militaire incertaine. Elle inaugurait ainsi une nouvelle page de son histoire, faite de libertés, de justice et de promesses de bonne gouvernance, sous la conduite d’un Premier ministre compétent, dynamique et plein d’ambition, Zein Ould Zeidane. L’expérience aura été de courte durée, avec le départ précipité de ce dernier, le 6 mai, la nomination immédiate de son successeur, Yahya Ould Ahmed El Waghef, l’homme de main du Président, et la composition d’un gouvernement (11/05) faisant la part belle aux caciques du régime de l’ancien dictateur.
Redistribution des cartes
Parmi les trente ministres et secrétaires d’Etat de la nouvelle équipe, vingt sont en effet issus du nouveau parti du Président (le PNDD), qui regroupe les courtisans et élus ayant gravité autour de Taya, dont plusieurs ont été ses ministres ou hauts responsables. Tous les ministères régaliens leur reviennent, notamment celui de l‘Intérieur, confié à un ancien secrétaire général du défunt parti unique (le PRDS), et celui des Affaires étrangères, qui échoit à un ancien Premier ministre de Taya. Même le nouveau ministre secrétaire général de la Présidence a été l’un de ses plus fidèles serviteurs.
Les militaires jadis proches de Taya sont également bien représentés, notamment par le stratégique ministre sortant de la Défense, Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, qui est le cousin du nouveau chef d’état-major de l’armée (n°3 du régime), le général Ould Ghazouani. Enfin, quatre ministres issus de l’opposition font leur entrée, dont deux islamistes : une première dans l’histoire du pays. On s’attendait à un simple toilettage ministériel piloté par le Premier ministre ; c’est une totale redistribution des cartes qui vient d’être opérée. Comment l’expliquer et faut-il s’en inquiéter ?
Depuis plusieurs mois, le gouvernement « technocrate et apolitique » de Ould Zeidane accumulait les critiques sans jamais avoir réussi à être populaire. Ne disposant d’aucune majorité claire au Parlement, il avait été peu à peu dépossédé de ses prérogatives au profit des conseillers du Président et du nouveau Premier ministre, alors secrétaire général de la Présidence, qui avait fini par monopoliser tous les grands dossiers : retour des réfugiés du Sénégal, dont il était le président du comité interministériel créé à cet effet ; « Parti du Président », dont il a présidé à la création avant d’en devenir le secrétaire général ; enfin, le « programme spécial d’intervention », lancé en avril pour lutter contre l’inflation et assurer l’alimentation des populations, et dont il était le coordinateur spécial. En somme, un Premier ministre-bis, qui labourait le terrain, tandis que le chef du gouvernement focalisait les critiques dans un contexte socio-économique difficile : crise sécuritaire, liée aux récents attentats islamistes ; crise économique, avec le tarissement des flux touristiques et pétroliers ; et crise alimentaire, avec l’envolée des prix des denrées, pratiquement toutes importées.
Une parenthèse démocratique
La majorité présidentielle, jusque-là écartée de l’exécutif, réclamait son dû, sous le couvert d’un gouvernement plus « politique » et représentatif du Parlement. Mais la composition de la nouvelle équipe inquiète ceux qui espéraient un véritable changement démocratique en Mauritanie.
Le Président n’avait-il pas promis qu’il ne ferait jamais appel à des individus associés à la mauvaise gestion des années Taya ?
De fait, un retour en force du clientélisme et des détournements de fonds à grande échelle n’est pas exclu. Certains Mauritaniens n’y sont d’ailleurs pas hostiles, pour peu que les miettes obtenues leur permettent de survivre.
En cette période de crise, la tentation est effectivement grande de revenir aux « fondamentaux » : repli sur les réseaux tribaux ou ethniques. Car, voir un baron de l’ancien système clientéliste et corrompu accéder à un ministère est une garantie de survie pour sa parentèle, ses cousins, les membres de sa tribu et ses amis. C’est pourquoi d’aucuns parlent déjà de « taya’isme » sans Taya.
La parenthèse démocratique serait-elle en train de se refermer, en attendant la présidentielle de 2012 et l’éventuel retour au pouvoir d’un militaire ? Sitôt désigné, le nouveau Premier ministre n’a pas manqué de consulter les deux têtes de la hiérarchie militaire, le général Ould Abdelaziz, chef d’état-major particulier du Président et n°2 du régime, et son alter ego, le général Ould Ghazouani, tous deux coauteurs du putsch d’août 2005 et nouvellement promus généraux, un grade récemment créé pour eux…
Répondre aux attentes de la population
Mais tout n’est pas noir dans les changements opérés. Le retour en force de la vieille garde est aussi l’entrée en lice de membres de la majorité réelle du Président, et celle d’hommes d’expérience disposant d’une solide assise régionale et politique. Plus encore, pour la première fois, un gouvernement a chuté, non par le fait du Prince, mais par son impopularité et parce qu’il ne correspondait pas au vrai rapport de forces sorti des urnes. Enfin, l’équipe constituée tend paradoxalement à montrer que les dosages ministériels à bases tribale, ethnique ou régionale ont laissé place à une répartition par partis et sensibilités politiques. C’est là peut-être un acquis de la « démocratie » mauritanienne en devenir.
On attend désormais du nouveau gouvernement plus de cohésion et de présence politique, ainsi que des réponses fortes aux problèmes de sécurité et de cherté de la vie. A défaut, le contexte demeurant inchangé, il faut s’attendre à une relance du débat sur le référendum pour une rupture des relations diplomatiques avec Israël, une autre promesse du candidat devenu président, surtout depuis l’entrée au gouvernement des islamistes. En ces temps de crise, l’Etat hébreu n’est pas le premier sujet de préoccupation des Mauritaniens, mais les nouveaux responsables pourraient être tentés de rouvrir ce dossier, ne serait-ce que pour justifier leur action et tenter de gagner en légitimité.
Vincent Bisson/Avomm
Envoyé par Diko Hanoun
La maison blanche felicite Obama pour son élection HISTORIQUE juin 4 2008
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George W. Bush a félicité, mercredi 4 juin, le sénateur démocrate Barack Obama pour être devenu le premier Noir d’un grand parti candidat à la Maison Blanche. “Le président Bush félicite le sénateur Obama,” a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.
Pour le président américain, cette victoire historique démontre que les Etats-Unis ont “beaucoup évolué”.
Un pays “extraordinaire” pour Rice
Le fait que le démocrate Barack Obama devienne le premier candidat noir d’un parti à la présidentielle américaine montre que les Etats-Unis sont “un pays extraordinaire”, a surenchéri la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, qui est elle-même noire.
La ministre, membre du parti républicain et la femme noire la plus haut placée dans l’administration Bush, a ajouté de pas vouloir intervenir plus en avant dans la campagne électorale.
Clinton ne reconnaît pas sa défaite
Barack Obama, qui l’a emporté sur sa rivale Hillary Clinton dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine, a proclamé sa victoire mardi soir après les deux dernières primaires dans le Montana et le Dakota du sud. Hillary Clinton n’a, en revanche, toujours pas reconnu sa défaite.
Nouvelobs
Les familles des présumés salafistes demandent leur liberation juin 4 2008
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Plusieurs dizaines de femmes ont organisé un attroupement, aujourd’hui, devant le palais de justice pour demander la libération de leur fils détenus suite aux derniers événements sécuritaires qu’a connus la capitale durant les derniers mois.
Ces femmes ont demandé à ce que les pouvoirs publics assurent l’indépendance des juges pour permettre à la justice de suivre son cours normal.
Lalla Mint Sidi Porte-parole du groupe a déclaré que la position dans laquelle se trouvent les détenus i, n’ayant conduit aucune issue en dit long sur le manque de transparence et d’indépendance au sein de la justice mauritanienne.
Elle ajoutera que les familles n’ont jamais pu accéder à des informations concernant les leur depuis leur arrestation, insistant sur la nécessité de faire un coup de projecteur sur la situation de ceux qui ont, dernièrement, fait l’objet de décision de libération de la part du juge d’instruction en charge du dossier des présumés salafistes.
ANI
Arrestation d’un violeur à Nouakchott mai 28 2008
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Depuis quelques mois, un pseudo taximan sème la terreur dans les milieux féminins de Nouakchott. Chaque fois une cliente est kidnappée vers l’une des trois zones où ce maniaque opère : derrière l’hôpital Sabah, sur la route Soukouk de l’axe Tevragh Zeina et dans la zone militaire de sebkha). Il a toujours abandonné ses victimes dans ces lieux perdus après les avoir violées et délestées de tout. Mansour Mamadou Ba, né en 1986 à Kaédi, se trouve depuis trois jours derrière les grilles du commissariat de Tevragh Zeina I où sa garde à vue a été prolongée pour donner l’occasion à ses victimes de venir l’identifier.
Une traque de deux mois
H.M.L est l’une des premières victimes de ce monstre. Il y a deux mois, elle avait quitté un domicile à Tevragh-Zeina pour revenir chez elle à Toujounine vers 21 heures. Arrivée à la hauteur du stade olympique, un taxi s’arrêta à sa hauteur. Elle lui fit comprendre qu’elle veut se rendre à Toujounine en lui proposant 500 UM comme frais de la course.
Le chauffeur, dont elle n’a jamais oublié les traits, lui répond qu’il peut la déposer au marché de la capitale. Elle a accepté sans réfléchir car l’endroit où elle se trouvait était désert. En route, plusieurs clients ont hélé le taximan sans qu’il ne s’arrête mais la cliente a cru qu’il ne les a peut-être pas vus. La première chose qui a semblé bizarre pour celle-ci était le fait que le taximan ait amorcé un virage entre le Monotel et l’ambassade de France. «Où est-ce que tu vas de ce côté ?» a demandé la jeune fille. «J’évite un contrôle de police», lui répondit le taximan. La voiture bifurqua pour passer entre des tas d’immondice derrière l’hôpital Sabah. La jeune fille était glacée de peur et ne savait pas quoi faire. Tout à coup, le moteur cessa de tourner et le véhicule s’immobilisa. Le taximan la saisit par le bras en lui pointant un couteau à la gorge: «Tu va faire ce que je demande sinon, tu vas crever», lui dit-il…
Une heure plus tard, la victime était recueillie par des passants dans un état piteux. Elle a été emmenée à l’hôpital et ensuite à la police pour faire sa déclaration.
Z.A, une vieille dame de 66 ans n’a pas elle aussi échappé à ce maniaque qui l’a emmenée de force après qu’elle l’eu pris pour un taximan en lui demandant de la déposer à Tevragh-Zeina. Elle se retrouvera abandonnée entre les dunes de la zone Nord de l’axe Teyarett-Tevragh-Zeina. Ceux sont des vendeurs de lait l’ont secourue et emmenée à la police.
S.T et Z.S, elles n’ont pas non plus échappé au sort réservé par ce maniaque à celles qui les ont précédées. Elles ont été à tour kidnappées par ce monstre qui a continué à passer entre les mailles de la police pendant toute cette période grâce à sa prudence et le fait qu’il a toujours camouflé sa plaque d’immatriculation en la couvrant de peinture blanche.
Au cours de sa cavale, Mansour Ba a continué à sévir partout à Nouakchott faisant plus de quinze victimes dont douze sont déjà déclarées au niveau du seul commissariat de Tevragh-Zeina I.
Même les femmes étrangères n’ont pas échappé à ce violeur. La Française d’origine algérienne F.H.H et la Sénégalaise qui a été sa dernière victime A.D née en 1956 ont, elles aussi, passé des mauvais moments entre ses mains et ont été délestées de leur argent, bijoux et portables.
Le masque tombe enfin
A.D était sortie cette triste nuit-là d’une cérémonie où elle était invitée. A la sortie, il y avait un taxi qui attendait les clients. Elle monta à l’arrière et ordonna au chauffeur de la déposer à Sebkha. Puisque le taxi partait de l’îlot K, le chauffeur passait au carrefour de l’hôpital Sabah avant de virer derrière le ministère du pétrole et s’arrêter au milieu de la vaste place publique de la zone militaire.
Comme l’heure était tardive, cela a inquiété la femme qui a demandé au chauffeur le motif de son arrêt. Pour toute réponse, il la gifla à toute volée en essayant de la maîtriser. La femme qui n’était pas faible physiquement lui a opposé une farouche résistance et ce fut la bagarre. Les coups pleuvaient de partout. La femme commença à crier et appeler au secours mais à cette heure-là, il n’y avait pas de passants dans la zone, seules quelques rares voitures passaient parfois sur l’axe bitumé. Heureusement l’une de ces voitures vira soudain pour se diriger du côté où se bagarraient le violeur et sa victime. Ce qui a emmené le malfaiteur à abandonner celle-ci avant même d’accomplir son forfait. La brave A.D. a eu l’idée de mémoriser la plaque d’immatriculation du véhicule de son agresseur, une Carina portant le n°…. AK00 avant d’aller faire sa déclaration à la police.
Enfin, l’arrestation
La police a depuis un mois dressé le portrait robot du violeur grâce aux déclarations des victimes. Ce portrait robot a été distribué à tous les commissariats de Nouakchott sur ordre du directeur régional. L’inspecteur Dahane Ould Hanefi qui était chargé de l’enquête en tant que commissaire intérimaire de Tevragh Zeina 1 n’a pas lésiné sur les moyens pour pouvoir arrêter ce bandit le plus vite possible. Des postes fixes et des patrouilles de contrôle ont été mobilisés partout.
Le malfaiteur qui était apparemment très prudent se méfiait beaucoup de ces contrôles qu’il évitait toujours. Il lui est arrivé même de camoufler sa plaque en la couvrant de peinture blanche. La déclaration de la dernière victime de Mansour Ba a été d’une grande utilité car la police a pu connaître grâce à elle le véritable numéro de la plaque du véhicule malgré le camouflage que continue de lui faire le chauffeur.
Lundi 18 février vers 23 heures, l’une des patrouilles a détecté la présence de la voiture suspecte aux environs de la polyclinique. Une filature de loin commença alors. Le violeur qui apparemment guettait une nouvelle proie, tourna au Sud de l’école justice en prenant l’axe de l’hôpital.
Virant par la route de la plage, la voiture de patrouille le doubla. Il essaya au début de faire l’innocent et foncer mais le conducteur de la Land Cruiser de la police était habitué aux courses poursuites. Cent mètres plus loin, les policiers lui intiment, armes aux poings, l’ordre de s’arrêter. Ce qu’il fit sans discuter. L’un des policiers prit le volant de la voiture tandis que son chauffeur était menotté et mis à l’arrière de la Land Cruiser.
Au commissariat de Tevragh Zeina 1, le taximan sera enfin identifié, comme étant Mansour Mamadou Ba, né en 1986 à Kaédi, chauffeur de véhicule personnel appartenant à la famille Ahmed Merehba qui n’ont jamais remarqué chez lui aucune activité illicite depuis qu’ils l’ont engagé il y a de cela trois ans, selon la police.
Pourtant, il continuera, jusqu’à présent, à nier les faits qui lui sont reprochés malgré sa confrontation avec douze de ses victimes, ce mercredi 20 février 2008. Elles l’ont toutes identifié alors qu’il a été à chaque fois mis entre un groupe de dix personnes.
Certaines parmi ses victimes se sont évanouies, d’autres ont pleuré à chaudes larmes.
La perquisition de son domicile a permis de retrouver des dizaines de puces de téléphones. Grâce à ces puces, la police a pu joindre certaines autres femmes parmi les victimes de Mansour Ba.
Pour ce qui est des rumeurs faisant état que le violeur est porteur du VIH Sida, une source de la police a affirmé à Nouakchott Info que quelques unes de ses victimes qui ont subi le test du Sida sont séronégatives.
Liste des victimes que la police a déjà confrontées avec le violeur
1. A.D née en 1956 au Sénégal
2. Z.A née en 1942 à Nouakchott
3. S.T née en 1975 à Nouakchott
4. M.P née en 1952 à Nouakchott
5. Z.S née en 1964 à Boghé
6. C.M née en 1963 à Nouakchott
7. F.B née en 1961 à Méderdra
8. H.M.L née en 1975 à Tidjikja
9. F.H née en 1975 à Nouakchott
10. F.H.H Française d’origine algérienne
MOSY
ANI
Deux ans de prison requis contre six jeunes convertis mai 27 2008
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Le procureur du tribunal correctionnel de Tiaret, dans le sud-ouest algérien, a requis mardi 27 mai deux ans de prison ferme à l’encontre de six jeunes convertis algériens accusés d’exercice illégal d’un culte non-musulman.
Le procureur a également requis une amende de 500.000 dinars (5.000 euros environ) à l’encontre de chacun des prévenus, qui comparaissaient dans un nouveau procès de convertis chrétiens.
Les six jeunes avaient été interpellés par la police algérienne à la sortie d’une maison où, selon l’accusation, ils venaient de tenir une messe sans autorisation.
Verdict reporté pour Habiba Kouider
Par ailleurs, on a appris que le tribunal de Tiaret a décidé mardi de reporter son verdict dans le procès d’une Algérienne convertie au christianisme et d’ordonner un complément d’information.
Habiba Kouider, 37 ans, comparaissait pour “prêche d’un culte non musulman sans autorisation”.
Le procureur de Tiaret avait requis le 20 mai trois ans de prison ferme contre cette éducatrice, arrêtée dans un bus de transport public en possession d’une dizaine de bibles, selon le président de l’Eglise protestante d’Algérie Mustapha Krim, ou 25 exemplaires, selon le ministère des Affaires religieuses.
L’exercice d’un culte en Algérie - musulman ou non musulman - est soumis à une double autorisation officielle, la première désignant le prédicateur et la seconde fixant le lieu du culte.
“Triste” et “choquant” pour Rama Yade
Dimanche, la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, avait pris la défense de Habiba Kouider. “C’est triste, c’est choquant, d’abord parce que cela contrevient à la déclaration universelle des droits de l’Homme”, qui proclame dans son article 18 la liberté de pensée, de conscience et de religion, avait-elle déclaré à Radio J.
“Conformément à l’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’Homme et conformément à la tradition d’hospitalité de l’Algérie, je crois que ce serait bien d’avoir un geste de clémence”, a-t-elle ajouté.
Cas précédent d’un prêtre catholique français
“Le christianisme ne menace pas l’islam en Algérie”, a estimé Rama Yade. “Les chrétiens en Algérie sont 1% de la population, c’est-à-dire à peu près 11.500 personnes, 32 églises par rapport à 32.000 mosquées, donc je ne pense pas qu’il y ait une menace religieuse”.
La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme a relevé qu’il ne s’agissait “pas du premier cas de ce type”, évoquant celui d’un prêtre catholique français, Pierre Wallez, condamné en avril à deux mois de prison avec sursis pour prosélytisme, par la cour d’appel de Tlemcen (ouest de l’Algérie).
“Mais j’ai confiance dans la tolérance du peuple algérien”, a encore indiqué Rama Yade.
Nouvelobs
McCain rejette le soutien d’un autre pasteur mai 24 2008
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Le pasteur Rod Parsley
Après avoir rejeté jeudi 22 mai le soutien que lui avait apporté un pasteur ayant tenu des propos scandaleux sur les juifs, le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain a officiellement rejeté le même jour dans la soirée celui d’un autre pasteur qui, lui, a décrit la religion musulmane comme “la religion de l’Antéchrist”.
Selon la chaîne ABC, le pasteur Rod Parsley, qui avait apporté son soutien au sénateur de l’Arizona en février, a également affirmé que Mahomet était le “porte-parole d’une conspiration d’esprit diabolique”.
“Je crois que ce genre de discours n’a pas sa place en Amérique et je crois que même si (ce pasteur) m’a apporté son soutien je ne le soutiens pas. Le fait est que je rejette ce discours et je rejette le soutien du pasteur”, a déclaré John McCain dans un communiqué diffusé jeudi soir.
Pourtant, lors d’un meeting au début de l’année dans l’Ohio, John McCain avait présenté le pasteur Parsley comme “l’un des grands dirigeants d’Amérique, une boussole morale et un guide spirituel”.
Le rejet du soutien du pasteur Hagee
Plus tôt dans la journée de jeudi, John McCain avait rejeté le soutien que lui avait apporté le pasteur John Hagee, connu pour ses diatribes anticatholiques et homophobes. Le candidat républicain avait renié le soutien du révérend Hagee après la diffusion sur internet d’un sermon de ce pasteur où il affirmait que la décision des nazis de chasser les juifs d’Europe était la volonté de Dieu.
Le révérend Hagee s’était récemment excusé auprès de la communauté catholique pour ses propos injurieux contre l’Eglise catholique qu’il avait qualifiée de “grande putain”.
En 2006, le pasteur Hagee avait également estimé que le cyclone Katrina, qui avait causé la mort d’environ 1.500 personnes dans le sud de la Louisiane, était une punition divine car La Nouvelle-Orléans avait accueilli une marche homosexuelle.
Ces affaires surviennent un mois après celle de l’ancien pasteur de Barack Obama, Jeremiah Wright, accusé d’avoir tenu des propos anti-américains.
Nouvelobs
Le président mauritanien reçoit Michèle Alliot-Marie mai 22 2008
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Le président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a reçu mercredi soir à Nouakchott la ministre française de l’Intérieur, de l’Outre mer et des collectivités territoriales, Michèle Alliot Marie.
Dans une déclaration à l’issue de l’audience, Mme Alliot Marie a déclaré avoir exprimé au président mauritanien sa reconnaissance et son admiration pour le travail, le savoir faire et la réussite totale de l’action de la police et de la gendarmerie mauritaniennes, ayant conduit à l’arrestation des auteurs présumés de l’assassinat des quatre touristes français en Mauritanie.
“Nous avons évoqué, poursuit la ministre, les risques que nous avons en commun et qui justifient le renforcement de notre coopération, étant donné le risque terroriste dans l’ensemble de la zone comme dans l’ensemble de l’Europe”.
Partant de cette donnée, la ministre a souligné le besoin de ” renforcer nos liens en matière de renseignements et d’analyses de la situation ainsi que nos capacités de travailler en commun”.
Elle a ajouté avoir évoqué tous les problèmes des filières de la drogue, “un problème pour nos pays, qui nécessite aussi une action commune”.
Mme Alliot Marie est arrivée mercredi à Nouakchott où elle doit prendre part à la 13ème Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée Occidentale, du 21 au 22 mai.
XINHUA
Tirs sur un Coran en Irak : la tension monte en Afghanistan mai 22 2008
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Un soldat de l’Otan et deux civils afghans ont trouvé la mort, jeudi 22 mai, lors d’une violente manifestation dans le centre de l’Afghanistan qui dénonçait la profanation d’un exemplaire du Coran par un soldat américain en Irak, selon une source militaire.
“Un soldat de l’Isaf et deux Afghans ont été tués. Un soldat de l’Isaf, sept civils afghans et 10 soldats afghans ont été blessés au cours d’une violente manifestation à Chaghcharan”, a déclaré à l’AFP le général Carlos Branco, porte-parole de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan.
10 policiers blessés
Le chef de la police de l’ouest de l’Afghanistan, Ikramuddin Yawar, avait auparavant fait état de la mort de deux manifestants, tués alors que quelque 300 policiers tentaient d’empêcher la foule en colère de pénétrer dans une base de l’Otan occupée par des soldats lituaniens, à Chaghcharan, dans la province de Ghor (centre).
Une dizaine de policiers auraient par ailleurs été blessés par des jets de pierre des manifestants, qui compteraient, quant à eux, quatre blessés dans leurs rangs, selon le gouverneur adjoint de la province, Ikramuddin Rezazada.
A Kaboul, la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan a confirmé qu’il y avait eu une manifestation à proximité d’une base de militaires lituaniens, sans donner de détails.
Tir sur le Coran
L’armée américaine a annoncé avoir renvoyé un de ses militaires qui avait tiré sur un exemplaire du Coran lors d’une séance de tir dans la périphérie ouest de Bagdad.
Mardi dernier, plusieurs dizaines de députés afghans avaient bruyamment quitté le Parlement pour protester contre la profanation du livre sacré des musulmans.
Le président américain George W. Bush avait lui-même appelé le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki pour s’excuser.
Quelque 70.000 soldats étrangers, dont plus de la moitié sont américains, sont déployés en Afghanistan dans le cadre de deux forces internationales, l’une sous le commandement de l’Otan (Isaf), l’autre dans le cadre d’une coalition sous commandement américain.
Nouvelobs